La corneille, le policier et le djihadiste

Tout est vrai, de Giacomo Nanni (Ici Même) — Quand les corneilles investissent la cité… Un récit énigmatique, entre étude ornithologique et documentaire historique. Et si pour mieux appréhender les soubresauts de notre monde, on écoutait un peu plus les oiseaux ?

Raid sanglant sur le campus

Kent State, de Derf Backderf (Çà et là) — En remettant en lumière le massacre de l’université de Kent State en 1970, Derf Backderf nous livre sa bande dessinée la plus engagée, et en profite pour fustiger un oncle Sam grimaçant aux mains pleines de sang…

Le destin-boomerang d’un tueur de masse devenu héros

L’Homme qui tua Chris Kyle, de Fabien Nury & Brüno (Dargaud) — Cet excellent docu-BD retrace l’ascension irrésistible d’un « héros » vers les sommets de la notoriété, une histoire comme seule l’Amérique sait en produire. Avec toujours le terrible coup du sort en bout de course…

Un récit rare mais un peu fastidieux

Le Rapport W – Infiltré à Auschwitz, de Gaétan Nocq (Editions Daniel Maghen) — Cette bande dessinée raconte un aspect méconnu de la seconde guerre mondiale : l’espionnage dans les camps de concentration. Witold Pilecki, officier de l’Armée secrète polonaise, décide d’infiltrer le camp d’Auschwitz en septembre 1940, sous l’identité de Tomasz Serafinski. Son objectif : monter un réseau de résistance afin d’organiser le soulèvement du camp, sans se douter de l’enfer qui l’attendait.

Marées toxiques, marais cyniques

Algues vertes, l’enquête interdite, d’Inès Léraud et Pierre Van Hove (Delcourt/La Revue dessinée) – Les algues vertes, c’est nauséabond et mortel ! Une métaphore parfaite pour décrire l’omerta politico-économique sur l’un des plus gros scandales écologiques en France, le tout raconté dans un excellent docu-BD.