Dans le Grand Rien, personne ne vous entend bugger…

Deep Me, de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt) — Marc-Antoine Mathieu vient prouver une nouvelle fois sa singularité totale dans le monde du neuvième art. Avec cette œuvre « au noir », il nous offre une vision métaphysico-poétique vertigineuse où la philosophie dialogue avec les technosciences.

L’histoire d’un « homme parfait »

L’Arabe du futur – Une jeunesse au Moyen-Orient, de Riad Sattouf (Allary Editions) — Le 24 novembre, soit dans quatre jours exactement, paraîtra le sixième et dernier tome de L’Arabe du futur, un événement éditorial incontestable. L’occasion de revenir sur les précédents volets de cette série dont personne n’avait prévu le succès, digne d’un conte de « péri ».

Duel au sommeil

Ces jours qui disparaissent, de Timothé Le Boucher (Glénat) — En 2017, Timothé Le Boucher faisait sensation avec cet album en envoûtant aussi bien la critique que le public. Un récit fantastique mettant un scène un jeune homme en proie à des troubles de la personnalité.

Dans la peau de l’ours

Les Pizzlys, de Jérémie Moreau (Delcourt) — Jérémie Moreau frappe très très fort avec ses Pizzlys ! Au sommet de son art, l’auteur nous offre un sublime voyage vers le Grand Nord américain, où de jeunes parisiens apprennent à se déconnecter de leurs machines pour mieux se reconnecter à l’univers.

Recouvrer la vue avec Dante

L’Accident de chasse, de David L. Carlson et Landis Blair (Sonatine Éditions) — Les mots manquent pour décrire ce splendide — et consistant ! — hommage à la littérature et aux choses de l’esprit, soutenu par un dessin puissant. Retour sur l’Accident de chasse, fauve d’or 2021 et chef d’œuvre inoubliable.

Sous la crue, les pavés

L’Âge d’eau, première partie, de Benjamin Flao (Futuropolis) — Benjamin Flao est de retour, et c’est une bonne nouvelle. Ce diptyque, dont nous n’avons pour l’instant que la première partie, pourrait bien égaler, voire surpasser son superbe Kililana Song, un formidable récit post-apocalyptique aux accents chamaniques.

Quand s’effondrent les étoiles…

Esthétique des brutes – Journal 3, de Fabrice Neaud (Delcourt/Ego comme X) — Fabrice Neaud poursuit l’analyse élégiaque de ses amours contrariées. Tout juste rééditée par Delcourt, cette œuvre rare, audacieuse et puissante, qui n’a pas pris une ride, peut se lire comme le parcours initiatique d’un jeune gay de province.

Portrait d’un amant qui s’éloigne

Esthétique des brutes – Journal 1 & 2, de Fabrice Neaud (Ego comme X/Delcourt) — Réjouissons-nous ! Les éditions Delcourt ont décidé de rééditer ce chef d’œuvre de la bande dessinée autobiographique, où Fabrice Neaud évoque, entre autres choses, son quotidien dans une ville de province, sa gaytitude et ses amours lacunaires.

L’or du silence

Le Spectateur, de Théo Grosjean (Éditions Soleil) — Avec ce récit totalement envoûtant, Théo Grosjean, en nous mettant dans la peau d’un être muet et en apparence asocial, nous convie à l’empathie à son égard. Quant le neuvième art prend tout son sens…

Odette, sans dot, connaît l’antidote

Sous les galets la plage, de Pascal Rabaté (Rue de Sèvres) — « En matière de révolte, aucun de nous ne doit avoir besoin d’ancêtres ». Cette citation d’André Breton en quatrième de couverture donne le ton. Rabaté nous revient en grande forme avec ce récit pré-soixante-huitard jubilatoire, prouvant qu’il n’est pas toujours nécessaire de descendre dans la rue pour bousculer l’ordre établi…