Champs de bataille– L’Histoire enfouie du remembrement, d’Inès Léraud & Pierre van Hove (Delcourt / La Revue dessinée) — A l’heure où des champs de bataille apparaissent dans tout l’Hexagone face à un Etat défaillant, il semble pertinent de remettre en lumière ce livre-enquête sur une politique agricole désormais inadaptée (la PAC), héritière d’une modernisation imposée de façon brutale après la Seconde Guerre mondiale.
Catégorie : Société/Chroniques sociales
La mécanique de la marée brune (pour rappel)
L’Enfance des ruines, de Pascal Rabaté (Rue de Sèvres) — Avec ce nouvel opus remarquable aux accents expressionnistes, Pascal Rabaté livre une perspective passionnante du quotidien des Berlinois dans les années trente, alors que se profilait la menace hitlérienne.
Les dadas sans la smala qui rend gaga
Montefiore, de Pierre-Henry Gomont (Dargaud) — Avec ce nouvel opus chevalin, brillant à tous points de vue, Pierre-Henry Gomont démontre que le fait de se confronter à la lourdeur des traditions familiales peut être pire que de chevaucher un cheval fou. Attention, ça va saigner !
Faire le mur, mater les raclures
Pensionnaires, de Pierre-Henry Gomont (Dargaud) — Intermezzo, la nouvelle collection « mini-format mini-prix » de Dargaud, fait une entrée remarquée avec notamment cette fiction de Pierre-Henry Gomont inspirée de ses souvenirs de collège. Et ce n’est pas la petitesse du format qui empêche la profondeur du propos.
Les nuits avec mon ennemi
L’Envol du pélican, de Rudy Ortiz, Sophie Révil et Antonia Bañados (Sarbacane) — Les monstres n’ont pas forcément l’apparence des croquemitaines. Ils ne font pas toujours hurler les enfants et ont parfois le visage de l’ange. Les cauchemars peuvent alors durer toute une vie. Un récit poignant sur l’emprise, superbement mis en images.
Pas de rab pour les nababs
L’Île des riches, de Titwane & Pierre Christin (Dargaud) — A la manière d’un testament, le père de Valérian nous a légué avec cet album une satire sociale jubilatoire. Un message cinglant lancé aux 1% les plus riches de la planète : « Désormais, vous ne serez plus à l’abri nulle part, et Mère Nature saura vous le rappeler ! »
L’envol brisé d’Othello
Terre ou Lune, de Jade Khoo (Morgen) — Cette BD de science-fiction intimiste, dont on a beaucoup entendu parler, a certes de gros atouts, à commencer par le graphisme à la fois étonnant et remarquable. Dommage que le scénario soit quelque peu… lunaire…
L’impudeur du youtubeur
Chère historienne , de Joff Winterhart (çà et là) — Avec ce roman graphique subtil, lent et intimiste, Joff Winterhart signe un éloge de l’humilité réjouissant dans une société où compétition et égocentrisme sont portées aux nues. Avec un humour « so british » bien senti, ce qui ne gâche rien…
Diabolo tourmente
Un été loin des hommes, de Fabienne Blanchut, Catherine Locandro et Thomas Campi (Dargaud) — Ne manquez pas ce très bel album où se mêlent deuil et souvenirs de vacances, tensions conjugales et perte de l’innocence, à travers le filtre nostalgique des eighties. Un été loin des hommes, ou comment les aléas de la vie s’adoucissent sous le soleil méditerranéen.
Le phénomène qui malmène les boîtes crâniennes
Le Syndrome de l’imposteurE, de Céline Bracq, Eric Giacometti et Fanny Briant (Marabulles) — Armés de leur carnet et de leur micro, Céline Bracq et Eric Giacometti ont enquêté pour tenter de cerner ce phénomène complexe, injustement nommé « syndrome », mais qu’une majorité d’entre nous ont pu expérimenter de façon plus ou moins consciente, en particulier dans le monde du travail.
