Quitter les vils ils à tire d’elles

A la Maison des femmes, de Nicolas Wild (Delcourt) — La Maison des femmes, projet novateur visant à reconstruire les femmes en souffrance, trouve un écho bienvenu grâce au talent de Nicolas Wild, qui parvient avec cette BD à susciter non seulement la compassion mais aussi l’enthousiasme du lecteur.

Jean Atwood, chasseuse de dragons

Le Chœur des femmes, d’Aude Mermilliod, d’après le roman de Martin Winckler (Le Lombard) — Cette adaptation fait honneur de manière facétieuse au roman de Martin Winckler, qui remettait en cause les pratiques gynécologiques d’un autre temps, en introduisant avec une belle pertinence la question du genre.

Aaron-man, piégé dans sa cage de verre

Aaron, de Ben Gijsemans (Dargaud) — Voilà bien une BD qui risque de faire forte impression. Ben Gijsemans y scrute la psyché d’un jeune homme déconcerté par son attirance croissante pour les garçonnets. Un sujet grave, ô combien sensible, abordé avec délicatesse et sans voyeurisme.

K.O. mais pas mort !

Le Réaliste, tome 4, d’Asaf Hanuka (Steinkis) — Si vous en doutiez encore, la BD israélienne existe et compte aujourd’hui de dignes représentants, dont Asaf Hanuka n’est pas des moindres. Inattendues, originales et subtiles, plus surréalistes que réalistes, ces saynètes en disent long sur un pays plutôt méconnu vu d’Europe.

Apocalypse en Oklahoma

Jours de sable, d’Aimée de Jongh (Dargaud) — Le « Dust Bowl », gigantesque tempête de sable survenue aux USA dans les années 1930, fut la première catastrophe environnementale de grande ampleur provoquée par l’Homme. Aimée de Jongh nous fait revivre cette tragédie de façon saisissante.

De la cruauté d’une Corée décorrélée

L’Attente, de Keum Suk Gendry-Kim (Futuropolis) — Après la partition de la Corée au début des années 50, des milliers de familles furent brisées. Une douleur rare, silencieuse, superbement évoquée dans ce récit délicat et poignant de Keum Suk Gendry-Kim.

Les grumeaux de la relation conjugale moderne

Fluide, de Joseph Safieddine, Thomas Cadène et Benjamin Adam (Dargaud/Arte Éditions) — Les addicts aux séries auront peut-être eu l’occasion de voir la mini-série disponible sur la plateforme d’Arte. Si celle-ci était plutôt dynamique et fun, la bande dessinée déçoit en comparaison, et sans vouloir contredire le titre, s’avère un peu grumeleuse…

La mort aux couleurs de l’orange douce

En toute conscience, de Livio Bernardo & Olivier Peyon (Delcourt) — Un récit poignant mais pas larmoyant, inspiré de faits réels, sur le droit à l’euthanasie. Les auteurs évoquent avec justesse et un certain humour un sujet grave, en intégrant deux cas posant dilemme.

L’envers, c’est l’enfer

Iris, deux fois, d’Anne-Laure & Naomi Reboul (Sarbacane) — Si vous êtes désargenté, vous avez sans doute rêvé d’être riche. Mais si vous êtes né sous une bonne étoile, ignorez-vous les revers de fortune, avez-vous des certitudes et dormez-vous sur vos deux oreilles ? Si c’est le cas, cette BD vous est fortement déconseillée…

Un jardin extraordinaire

Le Jardin, Paris, de Gaëlle Geniller (Delcourt) — Ce récit nous immerge dans un cabaret parisien durant les années folles, relatant l’ascension d’un jeune danseur. Un dessin splendide, un propos avant-gardiste, une BD au charme fou et un énorme coup de cœur.