Lunaire de rien

La Conquête du cosmos, de Francis Desharnais et Alexandre Fontaine Rousseau (Éditions Pow Pow) — Les auteurs québécois déboulonnent avec un flegme réjouissant le mythe de la conquête spatiale, peut-être pas aussi glorieux qu’on voudrait bien le croire. La course à la Lune comme vous ne l’avez jamais vue !

Une autre aventure est possible !

Tananarive, de Sylvain Vallée et Mark Eacersall (Glénat) — Tananarive vient ici démontrer que la franco-belge, malgré son âge avancé, en a encore sous le capot, à l’image de ses deux protagonistes. Ce joli récit initiatique, à la fois drôle et sensible, atteste par ailleurs que l’aventure n’est ni une question d’âge, ni de distance…

Quand le chocolat part en sucette

Choco-Boys, de Ralph König (Lucky Comics/Dargaud) — Si vous appréciez le pape de la BD LGBT d’outre-Rhin et ses gay-toons à gros nez et à l’hédonisme assumé, cet hommage inattendu au célèbre cow-boy solitaire risque bien de vous laisser chocolat…

K.O. mais pas mort !

Le Réaliste, tome 4, d’Asaf Hanuka (Steinkis) — Si vous en doutiez encore, la BD israélienne existe et compte aujourd’hui de dignes représentants, dont Asaf Hanuka n’est pas des moindres. Inattendues, originales et subtiles, plus surréalistes que réalistes, ces saynètes en disent long sur un pays plutôt méconnu vu d’Europe.

L’adolescence fantasmée du Prince des voleurs

Arsène Lupin, les origines, de Christophe Gaultier, Benoît Abtey & Pierre Deschodt (Rue de Sèvres) — A l’heure où la série « Lupin » fait un carton sur Netflix, les éditions Rue de Sèvres en profitent pour publier l’intégrale d’une trilogie consacrée à l’adolescence « non officielle » du personnage mythique, avant qu’il ne devienne le « Prince des voleurs ».

Les grumeaux de la relation conjugale moderne

Fluide, de Joseph Safieddine, Thomas Cadène et Benjamin Adam (Dargaud/Arte Éditions) — Les addicts aux séries auront peut-être eu l’occasion de voir la mini-série disponible sur la plateforme d’Arte. Si celle-ci était plutôt dynamique et fun, la bande dessinée déçoit en comparaison, et sans vouloir contredire le titre, s’avère un peu grumeleuse…

Hugo, presque un boss

Hugo est gay : dans la peau d’un jeune homo, de Hugues Barthe (La Boîte à Bulles) — On peut faire du neuf avec du vieux, et de façon très pertinente. La Boîte à Bulles le prouve avec cette réédition d’un ouvrage notable de Hugues Barthe, une initiative justifiée dans un contexte de crispation « identitaire »….

Quand l’ermite ornemente, l’ermite imite et ment

La Mécanique du sage, de Gabrielle Piquet (Atrabile) — Saviez-vous que jadis, les richissimes Britanniques avaient coutume de s’offrir des ermites ? Ceux-ci étaient sensés apporter la paix à leurs propriétaires en déambulant dans leur jardin. Gabrielle Piquet en a tiré cette amusante fable philosophique.

Dragman, la vraie reine d’Angleterre

Dragman, de Steven Appleby (Denoël Graphic) — Dragman est un superhéros qui comme Superman ou Batman adore porter des collants. Mais plus encore que les collants, c’est les robes qu’il préfère. Car la robe, c’est sa meilleure arme pour mettre les méchants hors d’état de nuire…

Les années zéro des réseaux

Le Labo, de Hervé Bourhis & Luca Varela (Dargaud) — Dans les années 70, on ne parlait pas encore de geeks ou de nerds, et pourtant ils existaient. Ces utopistes ont imaginé notre monde technologique tel qu’on le connaît aujourd’hui à travers nos smartphones et nos consoles de jeux vidéo. Cette comédie enlevée, un brin acerbe, nous fait revivre cette période incroyable.