Black Holleville is the new thrill

Immonde !, d’Elizabeth Holleville (Glénat) — Retenez-bien son nom ! Elizabeth Holleville, autrice prometteuse, nous offre une relecture frenchie des films fantastiques U.S. des années 80, pour notre plus grand bonheur mais encore davantage pour celui des fans de Charles Burns, Cronenberg, Spielberg, Carpenter et consorts.

Ambroise, le Beau au cœur dormant

47 cordes – première partie, de Timothé Le Boucher (Glénat) — Se faire caméléon pour mieux soumettre sa proie… Timothé Le Boucher revisite avec originalité le conte de fées sur le thème de la manipulation et de la possession. Complexe et érudit, ce premier volet, sans nous convaincre totalement, réussit toutefois à nous fasciner et à nous mettre en appétit.

Disparitions, apparitions, fluctuations…

Sousbrouillard, de Pandolfo & Risbjerg (Dargaud) – Avec leur second opus paru cette année, le duo Pandolfo-Risbjerg nous emmène dans un pays imaginaire qui évoque les grandes heures de la Bibliothèque verte, et où vont fleurir des histoires extraordinaires à partir des rencontres les plus improbables…

Le joli songe d’Ophélie

Hôtel particulier, de Guillaume Sorel (Casterman) — Je vous propose de redécouvrir cette œuvre au charme suranné parue il y a maintenant huit ans et magnifiée par le trait éblouissant de Guillaume Sorel.

La mélopée impénétrable des galaxies lointaines

Energies noires, de Jesse Jacobs (Tanibis) — Avec un tel OVNI, dont le style relève plutôt du fanzinat, autant dire qu’on a dépassé les limites du bizarre. Si les amateurs de dimensions parallèles risquent d’être comblés, les autres devront se méfier des volts occultes dissimulés dans ce livre !

Le lombric, c’est chic !

Sous Terre, de Mathieu Burniat (Dargaud) — Si l’on prétend aimer la Terre, il nous faudra bien protéger la « terre ». La terre sous nos pieds, cette « invisible », mérite mieux que notre ignorance. Mathieu Burniat réussit à nous sensibiliser, sans nous ennuyer, sur un sujet d’importance, car après tout, il s’agit de notre future demeure, et pour l’éternité….

Dragman, la vraie reine d’Angleterre

Dragman, de Steven Appleby (Denoël Graphic) — Dragman est un superhéros qui comme Superman ou Batman adore porter des collants. Mais plus encore que les collants, c’est les robes qu’il préfère. Car la robe, c’est sa meilleure arme pour mettre les méchants hors d’état de nuire…

L’histoire du jeune homme aux semelles de vent

Peer Gynt, Acte I, d’Antoine Carrion (Soleil/Métamorphose) — Adaptation d’un drame théâtral à succès d’Henrik Ibsen, le premier tome de ce diptyque sombre et fantastique nous emmène au cœur de la Norvège d’antan sur les traces d’un jeune rêveur dans une nature sauvage et majestueuse.

L’abracadabrante académie

Les Mystères de Hobtown, tome 2 : L’Ermite maudit, de Kris Bertin & Alexander Forbes (Éditions Pow Pow) — Les Editions Pow Pow, qui fêtent leurs dix années d’existence, misent beaucoup sur cette série insolite que sont les Mystères de Hobtown. Le second tome, croisement improbable entre Harry Potter et Eraserhead, est paru à l’automne.

La ruée vers l’horreur

La Fange, de Pat Grant (Ici Même) — Signée d’un digne (et rare) représentant de la BD australienne, cette fable dystopique aussi réjouissante que grinçante dépeint une société hideuse livrée aux rapaces, pas si différente de la nôtre…