Le minotaure sans torts

Astérios le minotaure, de Serge Le Tendre et Frédéric Peynet (Dargaud) — L’homme à tête de taureau a souvent été vu comme une des créatures les plus effrayantes du bestiaire mythologique grec. Serge Le Tendre et Frédéric Peynet lui redonnent « visage humain » dans un récit qui, sans être inoubliable, reste plaisant.

Duel au sommeil

Ces jours qui disparaissent, de Timothé Le Boucher (Glénat) — En 2017, Timothé Le Boucher faisait sensation avec cet album en envoûtant aussi bien la critique que le public. Un récit fantastique mettant un scène un jeune homme en proie à des troubles de la personnalité.

Le minotaure par les cornes

Le Labyrinthe inachevé, de Jeff Lemire (Futuropolis) — En s’inspirant du mythe du labyrinthe, Jeff Lemire nous livre un thriller onirique captivant où la folie semble être la seule échappatoire face à la perte inconsolable d’un être aimé. Une quête incandescente à l’issue imprévisible, où réalité et imaginaire se confondent.

Enfin un prix Eisner pour Peeters et Schuiten !

L’Ombre d’un homme, de Benoît Peeters et François Schuiten (Casterman) — L’Ombre d’un homme vient d’obtenir un prestigieux prix Eisner (Best U.S. Edition of International Material). Retour sur le septième titre des Cités obscures qui n’est pas forcément celui que l’on retiendra des deux maîtres belges.

La revanche des superhéros européens

La Brigade chimérique – Ultime Renaissance, de Serge Lehman et Stéphane de Caneva (Delcourt) — Alors que Marvel et les comics US semblent avoir colonisé les esprits européens, Serge Lehman réhabilite les « surhommes » oubliés du Vieux Continent. Sans nostalgie aucune puisqu’il les fait revenir à notre époque dans une aventure absolument bluffante, mise en valeur par un dessin spectaculaire !

La belle et les bêtes

Ténébreuse, livre premier, de Vincent Mallié & Hubert (Dupuis/Aire Libre) — Jusqu’au bout, Hubert aura été prolifique, nous laissant plusieurs œuvres posthumes dont ce magnifique premier volet d’un conte vénéneux et ensorcelant qui nous fait regretter davantage sa mort prématurée.

Black Holleville is the new thrill

Immonde !, d’Elizabeth Holleville (Glénat) — Retenez-bien son nom ! Elizabeth Holleville, autrice prometteuse, nous offre une relecture frenchie des films fantastiques U.S. des années 80, pour notre plus grand bonheur mais encore davantage pour celui des fans de Charles Burns, Cronenberg, Spielberg, Carpenter et consorts.

Ambroise, le Beau au cœur dormant

47 cordes – première partie, de Timothé Le Boucher (Glénat) — Se faire caméléon pour mieux soumettre sa proie… Timothé Le Boucher revisite avec originalité le conte de fées sur le thème de la manipulation et de la possession. Complexe et érudit, ce premier volet, sans nous convaincre totalement, réussit toutefois à nous fasciner et à nous mettre en appétit.

Disparitions, apparitions, fluctuations…

Sousbrouillard, de Pandolfo & Risbjerg (Dargaud) – Avec leur second opus paru cette année, le duo Pandolfo-Risbjerg nous emmène dans un pays imaginaire qui évoque les grandes heures de la Bibliothèque verte, et où vont fleurir des histoires extraordinaires à partir des rencontres les plus improbables…

Le joli songe d’Ophélie

Hôtel particulier, de Guillaume Sorel (Casterman) — Je vous propose de redécouvrir cette œuvre au charme suranné parue il y a maintenant huit ans et magnifiée par le trait éblouissant de Guillaume Sorel.