Le Horla, de Paul & Gaëtan Brizzi (Futuropolis) — À force de sublimer des classiques littéraires en bande dessinée, les frères Brizzi — ça devait bien finir par arriver — ont désormais leur propre collection au sein de Futuropolis. Celle-ci s’inscrira dans le fantastique et Le Horla de Maupassant en constitue la première pierre.
Étiquette : Monstres
Monstrueusement beau
Frankenstein, d’après Mary Shelley, de David Sala (Casterman) — Particulièrement attendu, le Frankenstein de David Sala ne déçoit pas, tant s’en faut. Non seulement l’auteur nous propose un pur objet d’art, mais dépoussière totalement le mythe.
Au bonheur des perdants
La Cuisine des ogres, tome 2 : Une vie de vaurien, de Fabien Vehlmann & Jean-Baptiste Andreae (Rue de Sèvres) — Révélée en 2024, cette formidable série revisite l’univers des contes avec une inventivité rare. Son deuxième volet marque un tournant : après le huis clos oppressant de « Trois-Fois-Morte », place à l’aventure et aux grands espaces — tout en rendant justice à ceux « qui ne sont rien ».
Festin visuel
La Cuisine des ogres, tome 1 : Trois-Fois-Morte, de Fabien Vehlmann & Jean-Baptiste Andreae (Rue de Sèvres) — Alors que vient de paraître le second tome, retour sur Trois-Fois-Morte, le récit inaugurant cette excellente série qui nous replonge avec bonheur dans l’univers des contes, en les modernisant tout en conservant les fondamentaux : mélange de terreur et de merveilleux !
Le grand blues
Juste après la vague, de Dominique Monféry (Rue de Sèvres) — Quelque part entre le récit post-apo et Sa Majesté des mouches, Juste après la vague nous nous confronte de façon très réaliste à des choix cornéliens. Comment réagiriez-vous si vous ne pouviez sauver qu’une partie de vos enfants, le jour où surviendront pour de bon les catastrophes annoncées ?
Le monde à l’envers
Erectus, de Erik Juszezak (Philéas) — Adaptation d’un roman de science-fiction, cette bande dessinée ne renouvelle en rien le genre, mais procure, par son côté ludique et spectaculaire, angoissant aussi, un bon moment de lecture, suscitant même quelques questionnements sur ce qui fait notre humanité…
Maléfique providence
Lovecraft, de Hans Rodionoff, Keith Giffen & Enrique Breccia (iLatina) — Lovecraft n’était pas connu pour être un gai luron, et on le comprend avec cette biographie où la réalité affronte la folie sur un champ de bataille fantasmagorique, où un art pictural surchargé de démons communique à plein avec le neuvième art. Un hommage cauchemardesque au maître de l’horreur.
Exquises abominations
Histoires courtes, de Junji Itō (Delcourt) — Pour les fans de macabre urbain et de sombres cauchemars, ce recueil de nouvelles du Japonais Junji Itō donne un parfait aperçu de son œuvre prolifique. Bienvenue au pays de l’antizen ricanant !
La belle et les bêtes
Ténébreuse, livre premier, de Vincent Mallié & Hubert (Dupuis/Aire Libre) — Jusqu’au bout, Hubert aura été prolifique, nous laissant plusieurs œuvres posthumes dont ce magnifique premier volet d’un conte vénéneux et ensorcelant qui nous fait regretter davantage sa mort prématurée.
Black Holleville is the new thrill
Immonde !, d’Elizabeth Holleville (Glénat) — Retenez-bien son nom ! Elizabeth Holleville, autrice prometteuse, nous offre une relecture frenchie des films fantastiques U.S. des années 80, pour notre plus grand bonheur mais encore davantage pour celui des fans de Charles Burns, Cronenberg, Spielberg, Carpenter et consorts.
