Les tics sans éthique du Soviétique

Poutine, l’ascension d’un dictateur, de Darryl Cunningham (Delcourt) — Certes, ce n’est pas forcément la lecture idéale pour l’été, mais la guerre en Ukraine, elle, n’a pas pris de vacances. A ce titre, cette biographie fluide et instructive nous rappelle que l’homme à la tête de l’ex-grande puissance soviétique est loin d’avoir lâché l’affaire…

Enfin un prix Eisner pour Peeters et Schuiten !

L’Ombre d’un homme, de Benoît Peeters et François Schuiten (Casterman) — L’Ombre d’un homme vient d’obtenir un prestigieux prix Eisner (Best U.S. Edition of International Material). Retour sur le septième titre des Cités obscures qui n’est pas forcément celui que l’on retiendra des deux maîtres belges.

Break on the water

Breakwater, de Katriona Chapman (Futuropolis) — La rencontre émouvante de deux êtres solitaires à l’âme meurtrie, employés dans un vieux cinéma de Brighton. Un roman graphique humble et sensible, par une nouvelle venue dans la bande dessinée.

Comique cosmique en panique

La Porte de l’univers, de Goossens (Fluide Glacial) — Par ce titre intrigant, Goossens se pose des tas de questions sur ce qui nous fait rire, nous entrainant vers des hauteurs métaphysiques élaborées (et absurdes comme il se doit). On a connu plus en forme le maestro de l’humour décalé. Le lecteur, lui, restera… à la porte…

Quand s’effondrent les étoiles…

Esthétique des brutes – Journal 3, de Fabrice Neaud (Delcourt/Ego comme X) — Fabrice Neaud poursuit l’analyse élégiaque de ses amours contrariées. Tout juste rééditée par Delcourt, cette œuvre rare, audacieuse et puissante, qui n’a pas pris une ride, peut se lire comme le parcours initiatique d’un jeune gay de province.

Portrait d’un amant qui s’éloigne

Esthétique des brutes – Journal 1 & 2, de Fabrice Neaud (Ego comme X/Delcourt) — Réjouissons-nous ! Les éditions Delcourt ont décidé de rééditer ce chef d’œuvre de la bande dessinée autobiographique, où Fabrice Neaud évoque, entre autres choses, son quotidien dans une ville de province, sa gaytitude et ses amours lacunaires.

Temps de chien au pays des matins calmes

La Saison des pluies, de Keum Suk Gendry-Kim (Futuropolis) — Comme son titre ne l’indique pas, cette bande dessinée parle de la condition des chiens en Corée du Sud, lesquels sont encore élevés pour leur viande, traduisant un choc culturel entre ville et campagne. Une lecture à la fois joyeuse et mélancolique.

10 BDs pour l’été 2022

10 BDs pour l’été 2022 — À une semaine des congés estivaux, le moment est venu de vous suggérer une sélection d’ouvrages à déguster sous votre parasol. Des lectures « détente » comme il se doit (mais qui n’empêchent pas la réflexion), pour s’extirper pour un instant de l’actu anxiogène et s’oxygéner l’esprit par de belles histoires et de belles images…

Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance !

Le Manoir de Chartwell, de Glenn Head (Delcourt) — Un récit « horrifique » où l’horreur n’est pas de celluloïd mais bien réelle, où les croquemitaines sont bien plus redoutables que Leatherface ou Freddy Krueger. Une œuvre autobiographique incandescente par un émule du « comics underground ».

Une vie sans Gilles

Le Petit Frère, de Jean-Louis Tripp (Casterman) — Il est de ces drames qui vous hantent toute une vie, malgré tous les efforts pour les reléguer au second plan. Jean-Louis Tripp s’est efforcé, avec cet ouvrage thérapeutique tout en authenticité, de relater l’épreuve vécue par sa famille après la perte d’un frère à l’âge de l’innocence.