L’Été des oubliés, de Simon Rochepeau & Benjamin Bachelier (Futuropolis) — Cette BD raconte l’histoire d’un film inachevé sur les enfants prisonniers de Belle-Île, lequel avait pourtant toutes les chances de devenir un grand succès et un classique du cinéma. Mais parfois, la scoumoune est la plus forte… Certains destins seraient-ils maudits pour se faire oublier à ce point ?
L’épée contre les pets infâmes
Je suis la dernière elfe, de Marion Mousse & Martin Quenehen (Casterman) — A défaut de convaincre totalement, cette BD tente de réenchanter un monde en perdition, le nôtre, en introduisant une dose de mythologie nordique et une Elfe passablement « badass » en butte à d’abominables nostalgiques du nazisme. Des qualités malgré une narration un brin superficielle.
Les nuits avec mon ennemi
L’Envol du pélican, de Rudy Ortiz, Sophie Révil et Antonia Bañados (Sarbacane) — Les monstres n’ont pas forcément l’apparence des croquemitaines. Ils ne font pas toujours hurler les enfants et ont parfois le visage de l’ange. Les cauchemars peuvent alors durer toute une vie. Un récit poignant sur l’emprise, superbement mis en images.
10 BDs pour l’été 2026
10 BDs pour l’été 2026 — Si vous n’avez pas encore fait vos valises, voici une liste de bandes dessinées à emporter avec vous pour cet été, à déguster au frais…
Pas de rab pour les nababs
L’Île des riches, de Titwane & Pierre Christin (Dargaud) — A la manière d’un testament, le père de Valérian nous a légué avec cet album une satire sociale jubilatoire. Un message cinglant lancé aux 1% les plus riches de la planète : « Désormais, vous ne serez plus à l’abri nulle part, et Mère Nature saura vous le rappeler ! »
L’envol brisé d’Othello
Terre ou Lune, de Jade Khoo (Morgen) — Cette BD de science-fiction intimiste, dont on a beaucoup entendu parler, a certes de gros atouts, à commencer par le graphisme à la fois étonnant et remarquable. Dommage que le scénario soit quelque peu… lunaire…
Faites l’animal, pas la guerre
Le Vent dans les saules, de Michel Plessix, adapté d’un roman de Kenneth Grahame (Delcourt) — L’intégrale du Vent dans les saules en version prestige, c’est une très bonne chose pour les inconditionnels de cette œuvre formidable… ou peut-être à moitié formidable pour ceux qui le découvrent et en attendaient trop. Explications…
La folie qui démolit
Le Horla, de Paul & Gaëtan Brizzi (Futuropolis) — À force de sublimer des classiques littéraires en bande dessinée, les frères Brizzi — ça devait bien finir par arriver — ont désormais leur propre collection au sein de Futuropolis. Celle-ci s’inscrira dans le fantastique et Le Horla de Maupassant en constitue la première pierre.
L’homme qui voulait être dieu à la place du tsar…
Le Mage du Kremlin, adapté par Luc Jacamon (Casterman) — Grâce à son trait saisissant, Luc Jacamon livre ici une adaptation convaincante du best-seller, permettant de comprendre comment le système poutinien est né et a prospéré sur les braises encore chaudes de l’Union soviétique.
Monstrueusement beau
Frankenstein, d’après Mary Shelley, de David Sala (Casterman) — Particulièrement attendu, le Frankenstein de David Sala ne déçoit pas, tant s’en faut. Non seulement l’auteur nous propose un pur objet d’art, mais dépoussière totalement le mythe.
