L’espace d’un éclair

À travers, de Tom Haugomat (Editions Thierry Magnier) — De quoi sont faits nos rêves et vers quelle destinée nous guident-ils ? Quand on a tutoyé les étoiles, que nous reste-t-il à conquérir ? Paru il y a trois ans, ce récit muet et poétique résume avec finesse une vie à la vitesse de l’éclair…

Étoile mystérieuse

Soleil mécanique, de Lukasz Wojciechowski (Editions ça et là) — Cette BD expérimentale et étonnante a été conçue avec AutoCAD ! Au-delà de l’exercice de style, c’est l’histoire fascinante d’un architecte pulvérisé en plein vol par les nazis, alors qu’il s’apprêtait à toucher le « soleil »…

Quand la sirène se fait reine

Anaïs Nin – Sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff (Casterman) — Entre ciel et mer, ce joli roman graphique de Léonie Bischoff dresse le portrait d’une femme sincère, dont les écrits érotiques font écho à la version la plus moderne d’un féminisme libre, hors de tout diktat et à la sexualité assumée.

Des pépins, du vin, du chagrin

Les Larmes d’Ezéchiel, de Matthias Lehmann (Actes Sud) — Quelques années avant La Favorite, Matthias Lehmann publiait ce récit imbibé de larmes et d’alcool, sombre et déstructuré, agonisant sous un malheur poisseux.

The lady in red

Béatrice, de Joris Mertens (Rue de Sèvres) — Telle une Alice esseulée perdue dans la cité, Béatrice rêve d’échapper à son quotidien banal. Un beau jour, la jeune femme traverse un séduisant miroir à la semblance d’une photo, faisant basculer sa vie vers une magie funeste…

Les étonnants confins du confinement

Enferme-moi si tu peux, d’Anne-Caroline Pandolfo & Terkel Risbjerg (Casterman) — Cet album passionnant rend un digne et sublime hommage aux oubliés de l’art officiel, ces artistes souvent considérés comme des « aliénés » dont la folie dérange parce qu’elle est inclassable…

Lucarne : Was. Ist. Das ?

Lucarne, de Joe Kessler (L’Association) — Pour ce petit livre de rien du tout, et néanmoins capable de déstabiliser une fratrie soudée (mais rien de grave on vous rassure !), il aura donc fallu deux chroniques, rien de moins, afin de mieux cerner cet OVNI éditorial.

Un récit rare mais un peu fastidieux

Le Rapport W – Infiltré à Auschwitz, de Gaétan Nocq (Editions Daniel Maghen) — Cette bande dessinée raconte un aspect méconnu de la seconde guerre mondiale : l’espionnage dans les camps de concentration. Witold Pilecki, officier de l’Armée secrète polonaise, décide d’infiltrer le camp d’Auschwitz en septembre 1940, sous l’identité de Tomasz Serafinski. Son objectif : monter un réseau de résistance afin d’organiser le soulèvement du camp, sans se douter de l’enfer qui l’attendait.