Punk not (Walking) Dead

J’ai tué le soleil, de Winshluss (Gallimard) — La première BD post-apocalyptique de l’ère covidienne, une œuvre contaminante et glaçante… sous ses faux airs de série B, ce thriller horrifico-survivaliste nous donne du neurone à retordre… Winshluss est de retour !

La quête con de l’éternité

Les Derniers Jours d’un immortel, de Gwen de Bonneval et Fabien Vehlmann (Futuropolis) — Avec ce space-opera low-fi paru il y a onze ans, le duo Vehlmann-Bonneval jongle avec une pléthore de concepts passionnants concernant l’avenir de l’humanité, les biotechnologies, l’identité, l’altérité et j’en passe. Las ! L’art du jonglage n’est pas donné à tout le monde…

Les aléas des réalités parallèles

Poussière, tome 3, de Geoffroy Monde (Delcourt) — Avec cette série SF dont le troisième et dernier tome vient de paraître, Geoffroy Monde créé un genre nouveau : le blockbuster scientifico-conceptuel. Ou quand Godzilla rencontre Einstein. Inventif, déroutant, mais dans l’air du temps.

Une uchronie philosophique entre ombre et lumière

Mégafauna, de Nicolas Puzenat (Sarbacane) — Et si l’homme de Néandertal avait survécu en suivant une voie bien différente de celle de l’homo-Sapiens ? A partir de ce postulat, Nicolas Puzenat nous propose une aventure préhisto-médiévale très originale, avec à la clé moult questionnements très actuels.

Game of drones

1984, de Xavier Coste, d’après l’œuvre de George Orwell (Sarbacane) — Qu’on se le dise, 2021 sera « 1984 » ! A l’heure où la vidéosurveillance connaît un nouveau souffle, l’œuvre culte d’Orwell vient nous rappeler via plusieurs adaptations que le contrôle des citoyens s’accorde (très) mal avec la démocratie.

Ceci n’est pas un OVNI

Mauretania – Une traversée, de Chris Reynolds (Tanibis) — Avec Chris Reynolds, auteur « le plus sous-estimé des vingt dernières années » selon certains, est née la BD de SF surréaliste. On pourra trouver cela au choix hermétique, perturbant, ou envoûtant. Ou les trois en même temps.

Miroir noir de notre présent au futur antérieur

1984, de Jean-Christophe Derrien & Rémi Torregrossa (Soleil) — Le roman culte de George Orwell vient de faire l’objet de plusieurs adaptations BD quasi-simultanées. Une preuve de la modernité de cette dystopie pourtant très sombre. Et même quand l’éditeur s’appelle Soleil, sa version n’en est pas pour autant plus lumineuse…

Le retour des soucoupes volantes

L’Invasion silencieuse, tome 1, de Michael Cherkas & Larry Hancock (Delcourt) — Entre conspirationnisme et science-fiction, ce thriller paranoïaque, qui évoque plus La Quatrième Dimension ou Les Envahisseurs que E.T. l’extraterrestre, réussit à nous intriguer. Avec style et sobriété.

À la tour prends garde !

Après le monde, de Timothée Leman (Sarbacane) — Une très belle découverte graphique que ce jeune auteur, qui sort ici sa première BD en forme de conte SF. Si celle-ci s’adresse d’abord aux ados, sa poésie sombre et lumineuse ne pourra que plaire au plus grand nombre.

Aller-simple vers l’apocalypse

Transperceneige Extinctions, Acte II, de Jean-Marc Rochette et Matz (Casterman) — La mythique série de science-fiction des années 80 a été remise sur les rails. Ce prequel très sombre revient sur les origines de la catastrophe qui transforma le monde en enfer de glace.