Quitter les vils ils à tire d’elles

A la Maison des femmes, de Nicolas Wild (Delcourt) — La Maison des femmes, projet novateur visant à reconstruire les femmes en souffrance, trouve un écho bienvenu grâce au talent de Nicolas Wild, qui parvient avec cette BD à susciter non seulement la compassion mais aussi l’enthousiasme du lecteur.

L’affaire to share

#J’Accuse…!, de Jean Dytar (Delcourt) — Et si Internet avait existé sous la Troisième République, comment l’Affaire Dreyfus aurait-elle été traitée ? Abordant le mythe sous cet angle aussi anachronique qu’original, Jean Dytar nous immerge dans un procès totalement édifiant.

S’adapter pour adopter

Le Bourdonnement d’un moustique, d’Andrea Ferraris (Delcourt) — Adopter un enfant à l’autre bout du monde n’est jamais une affaire simple. En se basant sur sa propre expérience, l’auteur nous livre un récit délicat et lumineux, empreint d’une poésie chatoyante.

La symphonie fantastique des neurones

Mister Cerveau, de Jean-Yves Duhoo (Casterman) — Sur Terre, il existe des milliards de planètes. Ces planètes, ce sont nos cerveaux, des planètes fascinantes où tout reste à découvrir, des machines fantastiques décortiquées sous le scalpel fun et pédagogue de Jean-Yves Duhoo.

Le lombric, c’est chic !

Sous Terre, de Mathieu Burniat (Dargaud) — Si l’on prétend aimer la Terre, il nous faudra bien protéger la « terre ». La terre sous nos pieds, cette « invisible », mérite mieux que notre ignorance. Mathieu Burniat réussit à nous sensibiliser, sans nous ennuyer, sur un sujet d’importance, car après tout, il s’agit de notre future demeure, et pour l’éternité….

La corneille, le policier et le djihadiste

Tout est vrai, de Giacomo Nanni (Ici Même) — Quand les corneilles investissent la cité… Un récit énigmatique, entre étude ornithologique et documentaire historique. Et si pour mieux appréhender les soubresauts de notre monde, on écoutait un peu plus les oiseaux ?

Raid sanglant sur le campus

Kent State, de Derf Backderf (Çà et là) — En remettant en lumière le massacre de l’université de Kent State en 1970, Derf Backderf nous livre sa bande dessinée la plus engagée, et en profite pour fustiger un oncle Sam grimaçant aux mains pleines de sang…

Le destin-boomerang d’un tueur de masse devenu héros

L’Homme qui tua Chris Kyle, de Fabien Nury & Brüno (Dargaud) — Cet excellent docu-BD retrace l’ascension irrésistible d’un « héros » vers les sommets de la notoriété, une histoire comme seule l’Amérique sait en produire. Avec toujours le terrible coup du sort en bout de course…

Un récit rare mais un peu fastidieux

Le Rapport W – Infiltré à Auschwitz, de Gaétan Nocq (Editions Daniel Maghen) — Cette bande dessinée raconte un aspect méconnu de la seconde guerre mondiale : l’espionnage dans les camps de concentration. Witold Pilecki, officier de l’Armée secrète polonaise, décide d’infiltrer le camp d’Auschwitz en septembre 1940, sous l’identité de Tomasz Serafinski. Son objectif : monter un réseau de résistance afin d’organiser le soulèvement du camp, sans se douter de l’enfer qui l’attendait.

Marées toxiques, marais cyniques

Algues vertes, l’enquête interdite, d’Inès Léraud et Pierre Van Hove (Delcourt/La Revue dessinée) – Les algues vertes, c’est nauséabond et mortel ! Une métaphore parfaite pour décrire l’omerta politico-économique sur l’un des plus gros scandales écologiques en France, le tout raconté dans un excellent docu-BD.