Au bonheur des perdants

La Cuisine des ogres, tome 2 : Une vie de vaurien, de Fabien Vehlmann & Jean-Baptiste Andreae (Rue de Sèvres) — Révélée en 2024, cette formidable série revisite l’univers des contes avec une inventivité rare. Son deuxième volet marque un tournant : après le huis clos oppressant de « Trois-Fois-Morte », place à l’aventure et aux grands espaces — tout en rendant justice à ceux « qui ne sont rien ».

Festin visuel

La Cuisine des ogres, tome 1 : Trois-Fois-Morte, de Fabien Vehlmann & Jean-Baptiste Andreae (Rue de Sèvres) — Alors que vient de paraître le second tome, retour sur Trois-Fois-Morte, le récit inaugurant cette excellente série qui nous replonge avec bonheur dans l’univers des contes, en les modernisant tout en conservant les fondamentaux : mélange de terreur et de merveilleux !

Le cas Luke, revenu des ombres

Dakota 1880, d’Appollo & Brüno (Dargaud) — D’un côté, il y a les « sachants », de l’autre, les ignares. Et les sachants le savent bien, Lucky Luke n’est pas un héros fictif, il a vraiment existé ! Ce récit surprenant qu’est Dakota 1880 va nous le prouver !

Comeback de Pâques : le prequel

Jésus aux Enfers, de Thierry Robin (Editions Soleil) — Que vous soyez catholique, croyant ou athée, cette mystérieuse histoire – ces fameux trois jours où Jésus a été enterré avant de ressusciter –, portée par une narration réussie et l’imagination fertile de Thierry Robin, ne manquera pas non seulement de vous interpeler, mais aussi de vous séduire.

Ballet nocturne dans le manoir des souvenirs enfouis

Minuit passé, de Gaëlle Geniller (Delcourt) — Adepte des huis clos velouteux et raffinés, Gaëlle Geniller nous donne ici l’occasion de nous immerger dans un splendide manoir victorien où la nuit dévoile ses ombres accueillantes et sa féérie, pour nous ramener vers les chemins de l’enfance oubliée.

Une quête d’amour et de liberté à l’aube des temps

Aux soirs de grande ardeur, de Nicolas Puzenat (Le Lombard) — Après son étonnant diptyque « Mégafauna », Nicolas Puzenat nous revient avec un nouveau récit hors du temps, avec en toile de fond un incendie destructeur : une romance entre une servante et son maître, doublée d’une ode à la liberté.

Manque de peau !

Grand Petit Homme, de Zanzim (Glénat) — Désormais privé de son complice Hubert, Zanzim décide de faire cavalier seul en racontant l’histoire d’un « homme-pouce » qui rétrécit. Et pour le coup, ce conte manque singulièrement… de corps. Entre grand et petit, ça donne du moyen…

Une nuit dans le château des maléfices

D’or et d’oreillers, de Mayalen Goust et Flore Vesco (Rue de Sèvres) — De plus en plus, la gent féminine s’impose dans le neuvième art, et Mayalen Goust en fournit la preuve de fort belle manière avec ce conte au graphisme sublime et envoûtant, littéralement stupéfiant.

La foire aux sortilèges

Walicho, de Sole Otero (ça et là) — Mais qu’ont-elles donc l’air de comploter ces trois sorcières en couverture ? On ne le saura jamais vraiment mais elles semblent avoir un certain talent pour l’immortalité… Un album qui, s’il confirme l’originalité de Sole Otero, peine à convaincre totalement.

Huis clos enchanté

Peter Pan de Kensington, de Jose Luis Munuera (Dargaud) — En s’emparant d’un écrit méconnu de J.-M. Barrie, Munuera réussit à nous transporter de fort belle manière dans l’univers qui préfigurait celui de l’immortel Peter Pan. Son dessin enchanteur fait qu’il sera difficile de ne pas tomber sous le charme…