Quitter les vils ils à tire d’elles

A la Maison des femmes, de Nicolas Wild (Delcourt) — La Maison des femmes, projet novateur visant à reconstruire les femmes en souffrance, trouve un écho bienvenu grâce au talent de Nicolas Wild, qui parvient avec cette BD à susciter non seulement la compassion mais aussi l’enthousiasme du lecteur.

La mélopée impénétrable des galaxies lointaines

Energies noires, de Jesse Jacobs (Tanibis) — Avec un tel OVNI, dont le style relève plutôt du fanzinat, autant dire qu’on a dépassé les limites du bizarre. Si les amateurs de dimensions parallèles risquent d’être comblés, les autres devront se méfier des volts occultes dissimulés dans ce livre !

Aaron-man, piégé dans sa cage de verre

Aaron, de Ben Gijsemans (Dargaud) — Voilà bien une BD qui risque de faire forte impression. Ben Gijsemans y scrute la psyché d’un jeune homme déconcerté par son attirance croissante pour les garçonnets. Un sujet grave, ô combien sensible, abordé avec délicatesse et sans voyeurisme.

S’adapter pour adopter

Le Bourdonnement d’un moustique, d’Andrea Ferraris (Delcourt) — Adopter un enfant à l’autre bout du monde n’est jamais une affaire simple. En se basant sur sa propre expérience, l’auteur nous livre un récit délicat et lumineux, empreint d’une poésie chatoyante.

K.O. mais pas mort !

Le Réaliste, tome 4, d’Asaf Hanuka (Steinkis) — Si vous en doutiez encore, la BD israélienne existe et compte aujourd’hui de dignes représentants, dont Asaf Hanuka n’est pas des moindres. Inattendues, originales et subtiles, plus surréalistes que réalistes, ces saynètes en disent long sur un pays plutôt méconnu vu d’Europe.

Pirates, diamants et chocolat

Le Clan de la rivière sauvage, t.1 : L’œil du serpent, de Renaud Dillies et Régis Hautière (Les Éditions de la Gouttière) — Vous avez aimé Peter Pan ? Alors le grand enfant que vous êtes pouvez tester le premier volet de cette série jeunesse qui transporte le lecteur — avec plus ou moins de bonheur — dans un univers de conte, de magie et de pirates…

Verlaine enivré dans l’hivernal

Ô Verlaine !, de Philippe Thirault et Olivier Deloye (Steinkis) — Figure emblématique du poète maudit, Paul Verlaine a vécu son art sans concession, guidé par son seul instinct, dans un monde trop étroit pour ses rêves. « Ô Verlaine ! » constitue une adaptation honnête du roman flamboyant de Jean Teulé en bande dessinée.

Punk not (Walking) Dead

J’ai tué le soleil, de Winshluss (Gallimard) — La première BD post-apocalyptique de l’ère covidienne, une œuvre contaminante et glaçante… sous ses faux airs de série B, ce thriller horrifico-survivaliste nous donne du neurone à retordre… Winshluss est de retour !

Apocalypse en Oklahoma

Jours de sable, d’Aimée de Jongh (Dargaud) — Le « Dust Bowl », gigantesque tempête de sable survenue aux USA dans les années 1930, fut la première catastrophe environnementale de grande ampleur provoquée par l’Homme. Aimée de Jongh nous fait revivre cette tragédie de façon saisissante.

L’homme qui voulait décrocher la lune

Hergé au sommet, coordonné par Olivier Roche (Editions Sépia) — Au-delà de leur aspect fortement dépaysant, à une époque où les voyages vers des contrées lointaines ne s’étaient pas encore démocratisés, les aventures de Tintin ont bien souvent traduit la quête d’élévation spirituelle de l’auteur, comme le montre cet ouvrage… de haute volée !