Verlaine enivré dans l’hivernal

Ô Verlaine !, de Philippe Thirault et Olivier Deloye (Steinkis) — Figure emblématique du poète maudit, Paul Verlaine a vécu son art sans concession, guidé par son seul instinct, dans un monde trop étroit pour ses rêves. « Ô Verlaine ! » constitue une adaptation honnête et du roman flamboyant de Jean Teulé en bande dessinée.

Punk not (Walking) Dead

J’ai tué le soleil, de Winshluss (Gallimard) — La première BD post-apocalyptique de l’ère covidienne, une œuvre contaminante et glaçante… sous ses faux airs de série B, ce thriller horrifico-survivaliste nous donne du neurone à retordre… Winshluss est de retour !

Apocalypse en Oklahoma

Jours de sable, d’Aimée de Jongh (Dargaud) — Le « Dust Bowl », gigantesque tempête de sable survenue aux USA dans les années 1930, fut la première catastrophe environnementale de grande ampleur provoquée par l’Homme. Aimée de Jongh nous fait revivre cette tragédie de façon saisissante.

L’homme qui voulait décrocher la lune

Hergé au sommet, coordonné par Olivier Roche (Editions Sépia) — Au-delà de leur aspect fortement dépaysant, à une époque où les voyages vers des contrées lointaines ne s’étaient pas encore démocratisés, les aventures de Tintin ont bien souvent traduit la quête d’élévation spirituelle de l’auteur, comme le montre cet ouvrage… de haute volée !

L’adolescence fantasmée du Prince des voleurs

Arsène Lupin, les origines, de Christophe Gaultier, Benoît Abtey & Pierre Deschodt (Rue de Sèvres) — A l’heure où la série « Lupin » fait un carton sur Netflix, les éditions Rue de Sèvres en profitent pour publier l’intégrale d’une trilogie consacrée à l’adolescence « non officielle » du personnage mythique, avant qu’il ne devienne le « Prince des voleurs ».

La symphonie fantastique des neurones

Mister Cerveau, de Jean-Yves Duhoo (Casterman) — Sur Terre, il existe des milliards de planètes. Ces planètes, ce sont nos cerveaux, des planètes fascinantes où tout reste à découvrir, des machines fantastiques décortiquées sous le scalpel fun et pédagogue de Jean-Yves Duhoo.

De la cruauté d’une Corée décorrélée

L’Attente, de Keum Suk Gendry-Kim (Futuropolis) — Après la partition de la Corée au début des années 50, des milliers de familles furent brisées. Une douleur rare, silencieuse, superbement évoquée dans ce récit délicat et poignant de Keum Suk Gendry-Kim.

Miracle sous le sceau de l’enfer

Un avion sans elle, de Fred Duval, Michel Bussi et Nicolaï Pinheiro (Glénat) — Après « Nymphéas noirs », Fred Duval s’attaque à un autre best-seller de Michel Bussi, celui qui aura fait connaître l’écrivain normand du grand public. Mis en images avec brio par Nicolaï Pinheiro, ce récit très bien huilé a le mérite de tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout…

Les grumeaux de la relation conjugale moderne

Fluide, de Joseph Safieddine, Thomas Cadène et Benjamin Adam (Dargaud/Arte Éditions) — Les addicts aux séries auront peut-être eu l’occasion de voir la mini-série disponible sur la plateforme d’Arte. Si celle-ci était plutôt dynamique et fun, la bande dessinée déçoit en comparaison, et sans vouloir contredire le titre, s’avère un peu grumeleuse…

La mort aux couleurs de l’orange douce

En toute conscience, de Livio Bernardo & Olivier Peyon (Delcourt) — Un récit poignant mais pas larmoyant, inspiré de faits réels, sur le droit à l’euthanasie. Les auteurs évoquent avec justesse et un certain humour un sujet grave, en intégrant deux cas posant dilemme.