Le Grand Voyage de Rameau, de Phicil (Soleil/Métamorphose) — Excellente surprise de cette fin d’année, ce conte victorien allie avec brio réflexion philosophique et merveilleux tout en réactivant notre âme d’enfant, ce joyau que bien souvent nous avons égaré en devenant adulte…
Auteur : Laurent Proudhon
Un conte africain alliant tradition et modernité
Le Repas des hyènes, d’Aurélien Ducoudray & Mélanie Allag — Avec ce conte tout public, Ducoudray et Allag nous emmènent au cœur de l’Afrique noire, en revisitant un mythe ancestral à l’aune de son histoire récente marquée par la colonisation, entre douceur et violence…
Une affaire qui sent le pâté !
Dans mon village, on mangeait des chats, de Pelaez & Porcel (Bamboo/Grand Angle) — Ce thriller captivant servi par un texte très noir relate le parcours extraordinaire de Jacques, un gamin rebelle nourri par la violence et le mensonge. Un peu caricatural mais plutôt bien mené dans l’ensemble.
Trans(e) de carnaval
Peau d’homme, de Hubert & Zanzim (Glénat) — Fraîchement couronné de quatre prix cette semaine, « Peau d’homme », conte médiéval au propos extrêmement moderne sur la théorie du genre, restera comme le plus bel héritage du regretté Hubert, en collaboration avec Zanzim, qui sublime le récit par son dessin candide et enchanteur.
Quand Prométhée fait monter le Mercure…
Le Privilège des dieux, de Geoffroy Monde (Les Requins Marteaux/BD Cul) — Un manga porno sur deux divinités prométhéennes faisant don de leurs attributs virils à la Terre entière, il fallait y penser. Seul Geoffroy Monde et son esprit baroque pouvaient accoucher d’un tel OVNI, qui nous donne le feu sacré…
Histoires de culte
Odeur de mâles, d’Alain Frétet (Cap 52) — Odeur de mâles, c’est d’abord une couverture ultra-provocante : Satan enlaçant Jésus dans un préliminaire torride, annonçant une merveilleuse abomination. Des effluves prometteurs qui pourtant ne remplissent pas tout à fait leurs promesses à la lecture de ces cinq nouvelles gay-porn.
Le retour des soucoupes volantes
L’Invasion silencieuse, tome 1, de Michael Cherkas & Larry Hancock (Delcourt) — Entre conspirationnisme et science-fiction, ce thriller paranoïaque, qui évoque plus La Quatrième Dimension ou Les Envahisseurs que E.T. l’extraterrestre, réussit à nous intriguer. Avec style et sobriété.
Angoulême 2021 : la BD plus forte que le (la ?) covid
C’est décidé, le FIBD 2021 aura bien lieu mais « en diptyque », pour cause de covid-19. On ne peut que s’en réjouir, l’annonce fournissant au moins une perspective à tous les amoureux du festival…
À la tour prends garde !
Après le monde, de Timothée Leman (Sarbacane) — Une très belle découverte graphique que ce jeune auteur, qui sort ici sa première BD en forme de conte SF. Si celle-ci s’adresse d’abord aux ados, sa poésie sombre et lumineuse ne pourra que plaire au plus grand nombre.
Quand la sirène se fait reine
Anaïs Nin – Sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff (Casterman) — Entre ciel et mer, ce joli roman graphique de Léonie Bischoff dresse le portrait d’une femme sincère, dont les écrits érotiques font écho à la version la plus moderne d’un féminisme libre, hors de tout diktat et à la sexualité assumée.
