Seules à Berlin, de Nicolas Juncker (Casterman) — Retour sur une œuvre marquante de 2020 relatant le parcours de deux femmes de camps opposés mais que leur lutte individuelle pour exister dans un monde d’hommes va rapprocher, doublé d’un constat sur l’absurdité de la guerre.
Auteur : Laurent Proudhon
Vie et mort d’une étoile filante du 7e art
Patrick Dewaere, à part ça la vie est belle, de LF Bollée & Maran Hrachyan (Glénat) — Difficile à croire, mais l’immense acteur qu’était Patrick Dewaere n’a jamais obtenu de César, la récompense qui aurait pu l’aider à ressouder les fêlures de son passé. LF Bollée livre un hommage tendre et sincère à cet écorché vif disparu trop tôt.
Gipi, sans faux rires, sans fausses larmes
Moments extraordinaires sous faux applaudissements, de Gipi (Futuropolis) — Même sans applaudissements, ce moment de lecture a quelque chose d’extraordinaire. Si l’on n’est pas forcément convaincu d’emblée, c’est après coup que la substantifique moelle de ce livre infuse en nous… Du grand Gipi, assurément !
BEST OF 2020
En cette année 2020 marquée par un satané virus, le monde de la culture aura été durement secoué. Même si rien n’est gagné, le neuvième art et l’édition en général semblent avoir mieux résisté à la tempête. La Case de l’Oncle Will vous propose sa sélection. Cette année hors-normes avait bien mal commencé, avec un…
La ruée vers l’horreur
La Fange, de Pat Grant (Ici Même) — Signée d’un digne (et rare) représentant de la BD australienne, cette fable dystopique aussi réjouissante que grinçante dépeint une société hideuse livrée aux rapaces, pas si différente de la nôtre…
Être ou ne pas être… connecté
Connexions, tome 1 : Faux accords, de Pierre Jeanneau (Tanibis) — Très singulier dans la forme, ce roman graphique naturaliste au parti pris géométrique, d’une richesse inouïe, raconte le quotidien de jeunes urbains connectés ne connectant pas comme ils le voudraient…
L’Homme, ce géant au cœur malade…
Le Grand Voyage de Rameau, de Phicil (Soleil/Métamorphose) — Excellente surprise de cette fin d’année, ce conte victorien allie avec brio réflexion philosophique et merveilleux tout en réactivant notre âme d’enfant, ce joyau que bien souvent nous avons égaré en devenant adulte…
Un conte africain alliant tradition et modernité
Le Repas des hyènes, d’Aurélien Ducoudray & Mélanie Allag — Avec ce conte tout public, Ducoudray et Allag nous emmènent au cœur de l’Afrique noire, en revisitant un mythe ancestral à l’aune de son histoire récente marquée par la colonisation, entre douceur et violence…
Une affaire qui sent le pâté !
Dans mon village, on mangeait des chats, de Pelaez & Porcel (Bamboo/Grand Angle) — Ce thriller captivant servi par un texte très noir relate le parcours extraordinaire de Jacques, un gamin rebelle nourri par la violence et le mensonge. Un peu caricatural mais plutôt bien mené dans l’ensemble.
Trans(e) de carnaval
Peau d’homme, de Hubert & Zanzim (Glénat) — Fraîchement couronné de quatre prix cette semaine, « Peau d’homme », conte médiéval au propos extrêmement moderne sur la théorie du genre, restera comme le plus bel héritage du regretté Hubert, en collaboration avec Zanzim, qui sublime le récit par son dessin candide et enchanteur.
