Le Château des animaux, de Xavier Dorison & Félix Delep (Casterman) — A l’heure du procès de Charlie, c’est le moment d’évoquer le premier tome de cette série qui parle de la puissance du rire et de son irrévérence sous-jacente face à la tyrannie, et la façon dont il est redouté par les ennemis de la liberté…
Auteur : Laurent Proudhon
Coma caméléon
Le Patient, de Timothé Le Boucher (Glénat) — Avant de s’attaquer aux productions de la rentrée, il me paraissait essentiel de revenir sur ce récit du jeune prodige Timothé Le Boucher. Un thriller captivant mené avec brio.
Des BDs pour bien démarrer la rentrée !
Avec des titres déjà parus ou sur le point de l’être, cette rentrée nous réserve de beaux moments de lecture en perspective, après plusieurs mois de blackout quasi-total dans le monde du neuvième art. Une respiration peut-être salutaire…
Nuit noire sur Haarlem
L’Attentat, de Harry Mulisch & Milan Hulsing (La Boîte à Bulles) — En adaptant en BD le chef-d’œuvre d’Harry Mulisch, Milan Hulsing nous fait revivre cette période sombre que fut l’occupation nazie aux Pays-Bas. Dommage que la narration soit un peu en décalage avec un graphisme éblouissant.
Terreur d’outre-espace
La Couleur tombée du ciel, de Gou Tanabe (Ki-oon) — Un siècle avant Alien, l’espace infini suscitait déjà une terreur sans nom… Le Japonais Gou Tanabe adapte en BD un autre classique du maître du fantastique horrifique, et c’est une incontestable réussite !
Le Far West très à l’ouest
Calfboy 2, de Rémi Farnos (La Pastèque) — Contre toute attente, La Pastèque publie la suite de Calfboy, un titre qui nous avait surpris par son originalité graphique. Malheureusement, ce follow-up peine à convaincre…
Street Art et (r)évolution
L’Éveil, de Vincent Zabus & Thomas Campi (Delcourt) — Quand le monde paraît terrifiant et qu’on se sent impuissant, existe-t-il une alternative ? Cette BD pleine de finesse nous montre que peut-être, le salut est dans l’art, un art qui bouscule et éveille les consciences…
Old boys don’t cry…
L’Automne dans le pantalon, de Ralf König (Glénat) — Qu’il est loin le temps des Village People, des boules à facettes et des libidos débridées. Les gays doivent désormais faire face aux affres de l’âge… Seul König pouvait nous faire rire sur un sujet pourtant… pas très gai…
Les prix Eisner 2020 : une cérémonie confinée
Le 24 juillet dernier a eu lieu la remise des Eisner Awards, dans le contexte très particulier de distanciation sociale. La cérémonie, qui s’est donc déroulée par écran interposé, a duré très exactement une heure.
Loin, si loin du Brésil
Les Intrépides, d’Andrea Campanella & Anthony Mazza (Ici Même) — Signée d’un duo italo-brésilien, cette chronique sociale douce-amère raconte la tragédie d’une famille, sur fond de football et de cinéma, et marque surtout par son plaisant graphisme vintage.
