Les prix Eisner 2020 : une cérémonie confinée

Le 24 juillet dernier a eu lieu la remise des Eisner Awards, dans le contexte très particulier de distanciation sociale. La cérémonie, qui s’est donc déroulée par écran interposé, a duré très exactement une heure.

L’événement était animé par Phil LaMarr, comédien plus habitué aux seconds rôles de cinéma et surtout connu aux USA pour l’émission à sketches Mad TV. Celui-ci a ainsi remis les prix dans 31 catégories. C’est l’administratrice des Eisner Awards Jackie Estrada, éditrice très impliquée dans le neuvième art, qui a ouvert et clôturé la cérémonie.

On notera que les autrices étaient plutôt bien représentées dans l’attribution des prix, certaines étant récompensées pour la seconde fois : Tillie Walden pour son roman graphique Are You Listening ? (Sur la route de West, Gallimard), après Spinning en 2018, ainsi que Mariko Tamaki pour Laura Dean Keeps Breaking Up with Me (Mes Ruptures avec Laura Dean, Rue de Sèvres), un beau récit sur l’adolescence. La scénariste canadienne avait elle reçu en 2015 le prix du roman graphique avec Cet été-là, écrit en collaboration avec sa cousine.

Dans une tonalité plus politique, l’événement a sans doute voulu marquer sa différence avec la présidence actuelle des USA en récompensant George Takei pour They Called Us Enemy (Nous étions les ennemis, Futuropolis), une autobiographie qui lui permet de revenir sur son enfance passée dans les camps d’internement américains. George Takei est principalement connu en France pour son rôle de Sulu dans la série Star Trek. Il est aussi, aux États-Unis, une figure pro-LGBT et anti Trump très actif (il est suivi par près de 9 millions de followers sur Facebook).

Emil Ferris, qui avait provoqué l’événement l’an dernier (et notamment à Angoulême) avec Moi ce que j’aime, c’est les monstres, a elle aussi reçu un prix pour la seconde fois pour cet ouvrage de 32 pages quelque peu hybride, publié à l’occasion du Free Comic Book Day, et évoquant les circonstances pénibles ayant mené à la création du monstrueux pavé. Ce titre, qui comprend également des histoires courtes ainsi qu’un tutoriel pour apprendre à dessiner… un monstre, n’a pas encore été publié en français et on ignore s’il le sera. Quant au tome 2, les fans devront patienter encore un peu…

Enfin, on termine avec le prix de la BD étrangère attribué à l’Espagnol Paco Roca pour La Maison, un récit délicat et touchant sur le deuil publié chez Delcourt en 2016.

Le palmarès du prix Will Eisner de l’industrie de la bande dessinée 2020

George Takei ; Emil Ferris ; Paco Roca ; Tillie Walden ; Mariko Tamaki ; Rosemary Valero-O’Connell

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