Remina (Édition prestige), de Junji Ito (Delcourt Tonkam) — Ce manga SF du samouraï de l’horreur Junji Ito évoque tambour battant cette peur universelle et ancestrale de voir le ciel nous tomber sur la tête. Rythmé à la vitesse de la lumière, Remina plaira sans doute à certains mais pourrait en désorienter d’autres.
Catégorie : Science-fiction
Désastre sous les astres
Frontier, de Guillaume Singelin (Label 619/Rue de Sèvres) — Entre classicisme et innovation, Frontier porte bien son nom. Si on y découvre que l’Homme a exporté son pouvoir de nuisance dans l’Espace, ce space opera bien dans l’air du temps est aussi une aventure vibrante d’humanité et d’amitié.
Vivre la fin du monde dans une cage dorée
The Nice House on the lake, tome 1, de James Tynion IV & Álvaro Martínez Bueno (Urban Comics) — Si vous pensez que survivre à l’apocalypse est une chance, quand bien même au paradis, ce thriller fantastique littéralement stupéfiant devrait très vite vous persuader du contraire. Chronique de la première partie d’un diptyque à succès.
Réveil en Cauchemardie
Le Dormeur, de Rodolfo Santullo & Carlos Aón (iLatina) — Malgré ce que pourrait suggérer son titre, ce polar d’anticipation ne va pas vous endormir, bien au contraire. Avec un minimum d’effets, ce récit nous entraîne dans les profondeurs inquiétantes de l’âme humaine.
Dans le Grand Rien, personne ne vous entend bugger…
Deep Me, de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt) — Marc-Antoine Mathieu vient prouver une nouvelle fois sa singularité totale dans le monde du neuvième art. Avec cette œuvre « au noir », il nous offre une vision métaphysico-poétique vertigineuse où la philosophie dialogue avec les technosciences.
Sous la crue, les pavés
L’Âge d’eau, première partie, de Benjamin Flao (Futuropolis) — Benjamin Flao est de retour, et c’est une bonne nouvelle. Ce diptyque, dont nous n’avons pour l’instant que la première partie, pourrait bien égaler, voire surpasser son superbe Kililana Song. L’Âge d’eau, un formidable récit post-apocalyptique aux accents chamaniques.
Enfin un prix Eisner pour Peeters et Schuiten !
L’Ombre d’un homme, de Benoît Peeters et François Schuiten (Casterman) — L’Ombre d’un homme vient d’obtenir un prestigieux prix Eisner (Best U.S. Edition of International Material). Retour sur le septième titre des Cités obscures qui n’est pas forcément celui que l’on retiendra des deux maîtres belges.
La revanche des superhéros européens
La Brigade chimérique – Ultime Renaissance, de Serge Lehman et Stéphane de Caneva (Delcourt) — Alors que Marvel et les comics US semblent avoir colonisé les esprits européens, Serge Lehman réhabilite les « surhommes » oubliés du Vieux Continent. Sans nostalgie aucune puisqu’il les fait revenir à notre époque dans une aventure absolument bluffante, mise en valeur par un dessin spectaculaire !
Lune rouge
Kosmos, de Pat Berna & Fabien Bedouel (Delcourt) — Et si les Russes avaient été les premiers à marcher sur la Lune ? Ce récit fascinant, sous ses aspects documentaires, ne reste qu’une fiction ! Amis complotistes, vous êtes priés de ne pas croire tout ce que vous verrez dans cette bande dessinée…
Punk not (Walking) Dead
J’ai tué le soleil, de Winshluss (Gallimard) — La première BD post-apocalyptique de l’ère covidienne, une œuvre contaminante et glaçante… sous ses faux airs de série B, ce thriller horrifico-survivaliste nous donne du neurone à retordre… Winshluss est de retour !
