Electric Miles, tome 1 : Wilbur, de Fabien Nury et Brüno (Glénat) — Electric Miles, c’est la BD événement de l’année 2025, par un duo qui transforme en or tout ce qu’il touche. L’introduction d’une série qui promet de nous emmener dans des sphères mentales interdites. A vos risques et périls !
Catégorie : Science-fiction
Pas de banquet sur la banquise
Inlandsis Inlandsis, tome 1 : la glace, de Benjamin Adam (Dargaud) — En 2046, coup de chaud sur les pôles, coup de froid sur la France… Une réflexion sur la mémoire et sa perte, quand l’intime se lie au global. Un tome 1 un peu en deçà des attentes, de la part d’un auteur qu’on apprécie habituellement. A suivre.
Vingt mille ans de solitude
L’Héritage fossile, de Philippe Valette (Delcourt) — Si pour vous, la disparition de la vie sur Terre est anecdotique, parce que boh de toute façon, l’humanité a encore plein d’autres planètes à coloniser, ne lisez pas ce récit de SF angoissant… Non, je rectifie. En fait, lisez-le parce que c’est une très belle réussite !
Big Brother, le retour…
Journal de 1985, de Xavier Coste (Sarbacane) — Dans une démarche pour le moins audacieuse, Xavier Coste imagine une suite au roman culte de George Orwell, 1984, qu’il avait déjà adapté il y a deux ans. Aura-t-il réussi à égaler le maître, voire à le dépasser ? Verdict…
Le rien, ça n’est pas rien !
Deep It, de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt) — L’intelligence artificielle survivra-t-elle à l’Homme lorsque celui-ci sera retourné à la poussière ? Si ce voyage poético-philosophique se déroule dans les abysses d’une Terre où toute vie a disparu, il atteint néanmoins des hauteurs stratosphériques par l’enchantement et la réflexion qu’il suscite.
Survivre sous les cendres
La Route, de Manu Larcenet, d’après le roman de Cormac McCarthy (Dargaud) — Succès public, éloge de la critique, vous savez déjà presque tout concernant l’adaptation de « La Route » par le sieur Larcenet. Ce papier ne fera que confirmer que nous avons bien là un must de l’année 2024, et en effet il est très difficile d’y trouver à redire.
Le monde à l’envers
Erectus, de Erik Juszezak (Philéas) — Adaptation d’un roman de science-fiction, cette bande dessinée ne renouvelle en rien le genre, mais procure, par son côté ludique et spectaculaire, angoissant aussi, un bon moment de lecture, suscitant même quelques questionnements sur ce qui fait notre humanité…
Un OVNI dans l’OVNI
La Forteresse volante, de Lorenzo Palloni & Miguel Vila (Sarbacane) — Et si pendant la Seconde Guerre mondiale, les puissances de l’Axe avaient bénéficié d’une technologie extra-terrestre avancée, le monde aurait-il le même visage aujourd’hui ? C’est la question que pose cette insolite aventure entre politique, faits réels et science-fiction.
Amer sanctuaire en enfer
The Nice House on the lake, tome 2, de James Tynion IV & Álvaro Martínez Bueno (Urban Comics) — Ne serions-nous que les jouets d’entités extra-terrestres ? C’est en substance ce que questionne le second volet de ce diptyque magnétique. Un récit qui, malgré ses imperfections, nous donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Pour cela, il faudra attendre le prochain cycle…
L’amnésie collective, arme de contrôle massif
Le Passeur, de P. Craig Russel (Philéas) — Comment un monde en apparence utopique se révèle être une terrifiante dystopie ? C’est ce que décrit ce perturbant récit en résonance avec notre époque, qui voit des forces sournoises se mettre en place pour contrôler les corps et les esprits.
