Les songes éveillés de la vieille mer

Les Navigateurs, de Serge Lehman et Stéphane de Caneva (Delcourt) — Les auteurs nous proposent une quête initiatique qui va nous transporter vers un monde parallèle, à une époque antédiluvienne où Paris et l’Île-de-France étaient encore sous les eaux. Du très bon fantastique à la française !

Les dieux sont tombés sur l’arête

Le Fils de Pan, de Fabrizio Dori (Sarbacane) — Après son fabuleux Dieu vagabond, on peut dire qu’il était attendu au tournant, Fabrizio Dori. Cette fausse suite confirme que le virage a été franchi, sans toutefois être totalement contrôlé. Si l’on reste ébloui par le dessin, toujours splendide, on ressort un peu moins convaincu par la narration.

Le minotaure sans torts

Astérios le minotaure, de Serge Le Tendre et Frédéric Peynet (Dargaud) — L’homme à tête de taureau a souvent été vu comme une des créatures les plus effrayantes du bestiaire mythologique grec. Serge Le Tendre et Frédéric Peynet lui redonnent « visage humain » dans un récit qui, sans être inoubliable, reste plaisant.

Le minotaure par les cornes

Le Labyrinthe inachevé, de Jeff Lemire (Futuropolis) — En s’inspirant du mythe du labyrinthe, Jeff Lemire nous livre un thriller onirique captivant où la folie semble être la seule échappatoire face à la perte inconsolable d’un être aimé. Une quête incandescente à l’issue imprévisible, où réalité et imaginaire se confondent.

Gilgamesh dans la dèche

Les Amants de Shamhat, de Charles Berberian (Futuropolis/Louvre Éditions) — Nominé dans la sélection officielle d’Angoulême, cet album de Berbérian sans son binôme Dupuy a pourtant souffert d’un manque de visibilité. Nous étions donc curieux de découvrir à quoi cette échappée mythologique pouvait ressembler…