Plagieur mais pas trop

Un auteur de BD en trop, de Daniel Blancou (Sarbacane) — Ayant franchi le cap de la quarantaine, Daniel Blancou transforme son spleen d’auteur de BD en mal de reconnaissance en un petit bijou d’autodérision, doublé d’une exploration facétieuse des coulisses du neuvième art.

Les étonnants confins du confinement

Enferme-moi si tu peux, d’Anne-Caroline Pandolfo & Terkel Risbjerg (Casterman) — Cet album passionnant rend un digne et sublime hommage aux oubliés de l’art officiel, ces artistes souvent considérés comme des « aliénés » dont la folie dérange parce qu’elle est inclassable…

Corporate lobotomy

Stop Work, de Jacky Schwartzmann & Morgan Navarro (Dargaud) — Le récit d’un ex-salarié repenti qui brocarde avec malice le monde de l’entreprise d’aujourd’hui, un microcosme étrange et formaté, où les derniers « héros » sont ceux qui osent changer une ampoule eux-mêmes !

Les très sales tours de l’amour

Quand je serai mort, de Réal Godbout & Laurent Chabin (La Pastèque) — Même dans la ville idéale, les choses les plus ignobles surviennent. Ce récit très noir nous entraîne dans les tréfonds obscurs de Montréal pour suivre le destin tragique d’un amant maudit.

Libérée, confinée…

Hey June, de Fabcaro & Evemarie (Delcourt) — C’est l’histoire d’une meuf, June, dessinée par une meuf, Evemarie. June est trentenaire, de son époque. Traduction : un peu dépressive, mais tellement rigolote… Avec Fabcaro dans le rôle du ventriloque !

Maladie de l’amour

Pilules bleues, de Frederik Peeters (Atrabile) — Il y a près de vingt ans, paraissait « Pilules bleues », l’ouvrage qui a fait connaître Frederik Peeters. Celui-ci y raconte sa rencontre avec Cati, cette jeune femme atteinte du SIDA et mère d’un enfant également séropositif depuis sa naissance. Une histoire d’amour touchante autour d’une maladie qui à l’époque était encore souvent mortelle…