Voyage au centre du microbiote, de FäSt & Héloîse Chochois (Delcourt) — Les docus-BD scientifiques sont à la mode et s’imposent désormais comme un excellent medium de vulgarisation. Celui-ci, qui vient s’ajouter à une liste qui ne cesse de s’allonger, nous invite à la découverte d’un nouveau monde plein de promesses : notre « deuxième cerveau », j’ai nommé l’intestin !
Auteur : Laurent Proudhon
Recouvrer la vue avec Dante
L’Accident de chasse, de David L. Carlson et Landis Blair (Sonatine Éditions) — Les mots manquent pour décrire ce splendide — et consistant ! — hommage à la littérature et aux choses de l’esprit, soutenu par un dessin puissant. Retour sur l’Accident de chasse, fauve d’or 2021 et chef d’œuvre inoubliable.
Sous la crue, les pavés
L’Âge d’eau, première partie, de Benjamin Flao (Futuropolis) — Benjamin Flao est de retour, et c’est une bonne nouvelle. Ce diptyque, dont nous n’avons pour l’instant que la première partie, pourrait bien égaler, voire surpasser son superbe Kililana Song. L’Âge d’eau, un formidable récit post-apocalyptique aux accents chamaniques.
Le feu des confins ne meurt jamais
Nous, les Selk’Nams, de Carlos Reyes et Rodrigo Elgueta (iLatina) — Le Chili, l’autre pays de la BD. Eh oui, il n’y a pas que l’Europe, le Japon ou les States ! On est prêts à croire sur parole le petit éditeur iLatina, qui nous propose un ouvrage absolument fascinant dévoilant les mystères d’un peuple aborigène de la Terre de feu.
Les tics sans éthique du Soviétique
Poutine, l’ascension d’un dictateur, de Darryl Cunningham (Delcourt) — Certes, ce n’est pas forcément la lecture idéale pour l’été, mais la guerre en Ukraine, elle, n’a pas pris de vacances. A ce titre, cette biographie fluide et instructive nous rappelle que l’homme à la tête de l’ex-grande puissance soviétique est loin d’avoir lâché l’affaire…
Enfin un prix Eisner pour Peeters et Schuiten !
L’Ombre d’un homme, de Benoît Peeters et François Schuiten (Casterman) — L’Ombre d’un homme vient d’obtenir un prestigieux prix Eisner (Best U.S. Edition of International Material). Retour sur le septième titre des Cités obscures qui n’est pas forcément celui que l’on retiendra des deux maîtres belges.
Break on the water
Breakwater, de Katriona Chapman (Futuropolis) — La rencontre émouvante de deux êtres solitaires à l’âme meurtrie, employés dans un vieux cinéma de Brighton. Un roman graphique humble et sensible, par une nouvelle venue dans la bande dessinée.
Comique cosmique en panique
La Porte de l’univers, de Goossens (Fluide Glacial) — Par ce titre intrigant, Goossens se pose des tas de questions sur ce qui nous fait rire, nous entrainant vers des hauteurs métaphysiques élaborées (et absurdes comme il se doit). On a connu plus en forme le maestro de l’humour décalé. Le lecteur, lui, restera… à la porte…
Quand s’effondrent les étoiles…
Esthétique des brutes – Journal 3, de Fabrice Neaud (Delcourt/Ego comme X) — Fabrice Neaud poursuit l’analyse élégiaque de ses amours contrariées. Tout juste rééditée par Delcourt, cette œuvre rare, audacieuse et puissante, qui n’a pas pris une ride, peut se lire comme le parcours initiatique d’un jeune gay de province.
Portrait d’un amant qui s’éloigne
Esthétique des brutes – Journal 1 & 2, de Fabrice Neaud (Ego comme X/Delcourt) — Réjouissons-nous ! Les éditions Delcourt ont décidé de rééditer ce chef d’œuvre de la bande dessinée autobiographique, où Fabrice Neaud évoque, entre autres choses, son quotidien dans une ville de province, sa gaytitude et ses amours lacunaires.
