A very bad trip…

Altamont, de Charlie Adlard et Herik Hanna (Glénat) — Le festival d’Altamont fut miné par une violence que le « pouvoir des fleurs » n’aura pas réussi à égayer. Tout en reconstituant le déroulé des faits, ce one-shot s’avère aussi une plaisante immersion dans la Californie de la fin des Sixties, quand la jeunesse croyait encore en un monde de paix et d’amour (on ne rit pas).

Nous n’irons pas faire de selfies au Grand Canyon

Fausses pistes, de Bruno Duhamel (Bamboo/Grand Angle) — Même ceux qui comme moi ne sont pas portés sur le western devraient apprécier cet album. Duhamel revisite le genre en le transportant à notre époque, sans oublier d’étriller au passage nos travers. Une vraie réussite !

Dans les limbes de l’Amérique

Contrition, de Carlos Portela & Keko (Denoël Graphic) — On connaissait déjà le rêve américain et son cauchemar. Ce que l’on connaît moins, ce sont ses limbes, des zones où les prédateurs sexuels sont confinés tels des morts-vivants, sans espoir de rédemption. C’est le thème central de ce sombre et fascinant thriller psychologique.

Une lueur précieuse dans les sombres couloirs de l’Oncle Sam

Perpendiculaire au soleil, de Valentine Cuny-Le Callet (Delcourt) — Retour sur ce pavé qui avait fait grosse impression à sa sortie à l’automne dernier. Sur un sujet difficile et délicat (le témoignage d’une relation bienveillante avec un condamné à mort), Valentine Cuny-Le Callet réussit à produire une œuvre sensible et nuancée.

Maléfique providence

Lovecraft, de Hans Rodionoff, Keith Giffen & Enrique Breccia (iLatina) — Lovecraft n’était pas connu pour être un gai luron, et on le comprend avec cette biographie où la réalité affronte la folie sur un champ de bataille fantasmagorique, où un art pictural surchargé de démons communique à plein avec le neuvième art. Un hommage cauchemardesque au maître de l’horreur.

Thune, tunnels et tumultes

Blacksad tome 6 – Alors tout tombe, première partie, de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido (Dargaud) — Pour fêter son retour après huit ans d’absence, Blacksad revient dans la Grosse Pomme des origines. Une « fête » qui sera de courte durée, car déjà, une affaire de corruption opposant le maire au syndicat du métro menace de semer la mort…

Obéir tue

Bartleby, le scribe – Une histoire de Wall Street, de Jose Luis Munuera (Dargaud) — Cette nouvelle d’Herman Melville, aujourd’hui adaptée en BD avec brio, a fait couler beaucoup d’encre depuis sa parution en 1853. Cette « histoire de Wall Street » est loin d’être une ode au capitalisme, mais bien plutôt un grain de sable jeté dans les rouages d’une machine infernale.

La Statue de la Liberté sur le divan

Frink & Freud, de Pierre Péju et Lionel Richerand (Casterman) — En cette période anxiogène propice à l’introspection, on dirait que la psychanalyse a le vent en poupe, comme l’atteste le succès de la série-phénomène « En Thérapie » sur Arte. La BD s’y mettrait-elle aussi ?

L’heure des couleurs à l’école

Blanc autour, de Wilfrid Lupano et Stéphane Fert (Dargaud) — Prudence Crandall fut celle qui osa défier la discrimination raciale en créant la première école pour jeunes filles noires dans les USA du XIXe siècle. Un récit historique, tragique et magnifique, signé de Lupano et Fert.

Jacques la menace !

Il faut flinguer Ramirez, de Nicolas Pétrimaux (Glénat) — Mais pourquoi faudrait-il donc flinguer Ramirez ? Pour quelle raison une redoutable mafia mexicaine serait-elle aux trousses de cet employé insignifiant d’une entreprise d’aspirateurs ? Accrochez-vos ceintures, vous allez respirer de la poussière…