La Fabrique des Français, de Sébastien Vassant, Françoise Davisse et Carl Aderhold (Futuropolis) — N’en déplaise à Zemmour et ses adeptes, la France est désormais un melting pot, et ils devront bien faire avec ! Cet ouvrage vient à point nommé pour nous rappeler que la population française actuelle est le résultat de 150 ans d’immigration, pas de quoi se mettre… « martel en tête ».
Catégorie : Documentaire
De si beaux cyborgs…
Cerveaux augmentés (humanité diminuée ?), de Thierry Murat & Miguel Benasayag (Delcourt) — Malgré son titre, cet ouvrage ne risque pas de vous faire choper la grosse tête, mais au contraire vous ramener à une réalité plus concrète, loin de la « perfection » numérique, vers cette fragilité qui fait de nous des humains, tout simplement. A lire de toute urgence !
Mon oncle est un Martien
Tati et le film sans fin, d’Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot (Glénat) — Totalement à part dans le cinéma, Jacques Tati était un visionnaire qui savait raconter par l’image et avec humour comment le monde moderne nous éloignait de notre humanité. Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot nous livrent ici un hommage rafraichissant à ce héros du 7e art.
Histoires d’(h)O(mmes)
Pénis de table, de Cookie Kalkair (Steinkis) — Sept types enfermés dans une pièce et qui nous parlent de leur vie sexuelle. Ça ressemble à de la téléréalité trash, et pourtant c’est un peu plus que ça.
Le marchand de sable qui donnait des cauchemars
Environnement toxique, de Kate Beaton (Casterman) — Si la violence faite aux femmes est une réalité qu’il faut dénoncer, celle-ci prend son fondement dans la façon dont l’homme perçoit la femme socialement, un état de fait où cette autre forme de violence, non physique, n’en est que plus pernicieuse. Avec ce témoignage sensible et personnel, Kate Beaton brise le silence.
La longue et douloureuse marche d’une femme vers la liberté
Hayat, d’Alep à Bruxelles, de Manal Halil, Anaële et Delphine Hermans — Un roman graphique centré sur une femme de la communauté Dom, victime d’ostracisme en Syrie, qui doit quitter son pays en guerre. Une double peine évoquée dans ce récit pudique, sans prétention et instructif, avec au bout, peut-être, la liberté et l’émancipation.
Une lueur précieuse dans les sombres couloirs de l’Oncle Sam
Perpendiculaire au soleil, de Valentine Cuny-Le Callet (Delcourt) — Retour sur ce pavé qui avait fait grosse impression à sa sortie à l’automne dernier. Sur un sujet difficile et délicat (le témoignage d’une relation bienveillante avec un condamné à mort), Valentine Cuny-Le Callet réussit à produire une œuvre sensible et nuancée.
Petite sève
L’Homme qui aimait les plantes, de Stéphane Piatzszek et Benoît Blary (Éditions Soleil) — Nous aussi on aime les plantes ! Et on aime aussi les voyages ! Malheureusement, ce documentaire-carnet de route censé nous faire voyager au pays des plantes qui guérissent n’a que le goût d’une tisane tiède.
Quand le Persique se rêve Amérique
Qatar, le Lustre et l’Orient, d’Emmanuel Picq et Victor Valentini (Delcourt) — Depuis le temps que le Qatar fait fantasmer, il serait judicieux de s’intéresser à ce petit pays du Golfe, finalement assez méconnu. En moins de cent pages, cet ouvrage donne un coup de zoom pour mieux comprendre comment l’émirat utilise son immense fortune et à quelles fins.
Les mirifiques madeleines de Ricardo Leite
À la recherche du Tintin perdu, de Ricardo Leite (Éditions Sépia) — Cette autobiographie en forme d’hommage à Hergé et à la bande dessinée franco-belge fait tout doucement son trou sur les étals des libraires, et c’est une bonne nouvelle. Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cette œuvre : monumentale, passionnée, nostalgique, intime, émouvante, onirique, encyclopédique, renversante…
