Woke on the wild side

French Theory, Itinéraires d’une pensée rebelle, de François Cusset et Thomas Daquin (Delcourt) — Cet ouvrage passionnant retrace la genèse du mouvement qui, dès les années 60, a défié les dogmes d’une société en noir et blanc. Dans le contexte actuel, une « boîte à outil » salutaire pour contrer les attaques anti-« wokisme », épouvantail des conservateurs hostiles à toute évolution.

Serions-nous tous juste… bons « aryens » ?

Libres d’obéir, de Johann Chapoutot et Philippe Girard (Casterman) — Une chose est sûre, après cette lecture, vous ne verrez plus votre boite tout à fait du même œil. Le management moderne a-t-il été influencé par les nazis ? Chacun se fera son opinion, mais il est troublant de penser que pour eux, l’employé n’était qu’un matériau, une simple ressource… humaine…

Paternel, jamais professionnel…

Un père, de Jean-Louis Tripp (Casterman) — Un père, au-delà du parfait récit d’été, est l’hommage sensible d’un fils à son père, un fils désormais réconcilié, une œuvre exutoire sur la transmission et le pardon.

Le Paris de la décroissance

Et soudain le futur, de Mathieu Burniat & Dominique Mermoux (Rue de Sèvres) — De canicule en canicule, la planète commence à sérieusement tirer la langue à force d’absorber nos pollutions en augmentation exponentielle. Ainsi, ce docu-fiction original montre comment la décroissance pourrait RÉ-ENCHANTER notre monde.

Les ailes de la résurrection d’un garçon dans le vent

Paul – la résurrection de James Paul McCartney (1969-1973), d’Hervé Bourhis (Casterman) — Oui, Paul McCartney, après avoir été déclaré « mort », eut une vie après les Beatles, le groupe le plus populaire au monde ! C’est une histoire pleine de rebondissements que nous raconte avec brio Hervé Bourhis, bédéaste expert ès rock, pour notre plus grand bonheur.

Une autre écologie est possible

Le Meilleur des deux mondes, d’Alice Desbiolles et Anne Defréville (Futuropolis) — Grave et léger à la fois, cet ouvrage jeunesse (mais pas que) se propose de transformer l’éco-anxiété en force d’action collective pour un monde durable, loin des clichés de babacools ou d’« écoterroristes » utilisés par certains politiques opportunistes.

Le rêve orange des Ukrainiens

Ukraine – Petite histoire d’une longue guerre…, de Marian Naiem, Ivan Kypibida & Yulia Vus (Robinson) — Cette bande dessinée sur l’Ukraine aide à comprendre la résilience d’un pays face à la guerre odieuse qui s’éternise, et permet de prendre un peu de recul en s’informant sur son histoire, finalement assez méconnue. Poutine, prends garde à toi !

Un Fauve contre les loups

Deux filles nues, de Luz (Albin Michel) — Et dire que je n’avais pas encore parlé du dernier Fauve d’or d’Angoulême ! C’est désormais chose faite, et j’en conclus que ce prix est amplement mérité… surtout par les temps qui courent, où les attaques des démagogues sont souvent dirigées contre les arts et la culture…

Les secrets murmurés des gisants

Le Père-Lachaise – Légendes, célébrités et sépultures insolites, de Sébastien Floc’h et collectif (Delcourt) — Produire un ouvrage sur un cimetière, quelle idée singulière… Mais rien de macabre ici, bien au contraire, puisqu’il s’agit du plus célèbre de France, un lieu culturel et envoûtant où la mémoire résonne de mille légendes et mystères. Une visite enchanteresse, guidée par de gracieux félins…

Zone critique, une arme de survie dans le « monde d’après »

Zone critique, de Philippe Squarzoni et Bruno Latour (Delcourt/La Découverte) — A l’heure de la « post-vérité », dans une époque tourmentée qu’on finit par ne plus comprendre, Zone critique apparaît comme un ouvrage passionnant et essentiel, exigeant certes mais bénéficiant d’une belle respiration poétique. Un recadrage salutaire pour se donner du cœur au ventre.