Crénom, Baudelaire ! tome 1 : Jeanne, de Dominique et Tino Gelli (Futuropolis) — Pas de doute, Charles Baudelaire est toujours vivant ! Deux ans après « Mademoiselle Baudelaire », cette biographie somptueuse adaptée du regretté Jean Teulé nous immerge dans l’univers de ce personnage hors normes, toujours aussi fascinant.
Auteur : Laurent Proudhon
La découverte sans disserte
Une rainette en automne (et plus encore…), de Linnea Sterte (Editions de la Cerise) — Si une rainette qui roule n’amasse pas mousse, elle peut en revanche faire de jolies bulles… On peut en voir le résultat dans ce charmant poème graphique aux accents d’Asie.
N’être rien, c’est pas rien !
Deviens quelqu’un !, de Daniel Blancou (Editions Sarbacane) — Daniel Blancou, auteur de BD « de moins en moins en trop », nous raconte que le métier de bédéaste n’est pas une sinécure… et qu’en plus si le succès tarde à venir, votre démon intérieur sera toujours là pour vous torturer avec sa fourche chauffée à blanc…
Voyage au bout des regrets
Le Dernier Quai, de Nicolas Delestret (Grand Angle) — Méfiez-vous des terminus ! Certains pourraient s’avérer les antichambres de la mort, voire de l’enfer. Un conseil : pensez à y (dé)poser vos valises. Démonstration avec cette fable sombre et féérique de Nicolas Delestret.
Mon oncle est un Martien
Tati et le film sans fin, d’Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot (Glénat) — Totalement à part dans le cinéma, Jacques Tati était un visionnaire qui savait raconter par l’image et avec humour comment le monde moderne nous éloignait de notre humanité. Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot nous livrent ici un hommage rafraichissant à ce héros du 7e art.
Histoires d’(h)O(mmes)
Pénis de table, de Cookie Kalkair (Steinkis) — Sept types enfermés dans une pièce et qui nous parlent de leur vie sexuelle. Ça ressemble à de la téléréalité trash, et pourtant c’est un peu plus que ça.
Le marchand de sable qui donnait des cauchemars
Environnement toxique, de Kate Beaton (Casterman) — Si la violence faite aux femmes est une réalité qu’il faut dénoncer, celle-ci prend son fondement dans la façon dont l’homme perçoit la femme socialement, un état de fait où cette autre forme de violence, non physique, n’en est que plus pernicieuse. Avec ce témoignage sensible et personnel, Kate Beaton brise le silence.
« Métal Hurlant » : le réveil du monstre
Métal Hurlant Magazine — Tel un phénix coriace, Métal Hurlant est sorti de son caisson cryogénique après plusieurs années de léthargie dans les soutes d’un vaisseau revenu des frontières de la galaxie. Il nous fallait absolument procéder à un examen approfondi des entrailles de la bête.
Le trépas est un trip
La Petite Lumière, de Grégory Panaccione (Delcourt) — Cette délicate quête métaphysique, d’une touchante tendresse, nous ramène avec douceur vers notre propre destinée. Nous mourons seuls, mais notre part d’enfance peut faire la différence et nous apporter la plus belle des consolations.
Dans le jardin des douleurs
Jheronimus Bosch, de Marcel Ruijters (Nouveau Monde Graphic) — Le jardin de Bosch était davantage peuplé de « diableries » que de délices. Les admirateurs du peintre hollandais seront très réceptifs vis-à-vis de cette étonnante biographie. Les autres sans doute un peu moins.
