L’art de la ligne claire

Plagiat !, de Goffin, Schuiten et Peeters (Anspach) — À l’heure de la question de plus en plus prégnante de l’IA, cet album de 1989 traitant de la propriété artistique n’a rien perdu de son actualité. Réédité dans une version modernisée, ce thriller parodique est aussi un hommage à la ligne claire typiquement « eighties ».

10 BDs pour l’été 2023

10 BDs pour l’été 2023 — Qui dit vacances dit repos mais aussi évasion. Coincer sa bulle, au bord de la piscine, face à la mer ou même chez soi, peu importe, si ces moments sont agrémentés par des lectures lumineuses, colorées, où le voyage a la part belle. Voici en ce début d’été une petite sélection BD de 10 titres.

La vie en bleu et rose, pas la névrose

La Cure, de Mário César (iLatina) – En cette période de fierté homosexuelle, ce récit édifiant sur les thérapies de conversion arrive à point nommé, rappelant que la Gay Pride n’est pas juste une célébration joyeuse, mais le fruit d’un combat de longue haleine, jamais totalement gagné…

L’insolite idylle entre un dandy et sa mulâtresse

Crénom, Baudelaire ! tome 1 : Jeanne, de Dominique et Tino Gelli (Futuropolis) — Pas de doute, Charles Baudelaire est toujours vivant ! Deux ans après « Mademoiselle Baudelaire », cette biographie somptueuse adaptée du regretté Jean Teulé nous immerge dans l’univers de ce personnage hors normes, toujours aussi fascinant.

La découverte sans disserte

Une rainette en automne (et plus encore…), de Linnea Sterte (Editions de la Cerise) — Si une rainette qui roule n’amasse pas mousse, elle peut en revanche faire de jolies bulles… On peut en voir le résultat dans ce charmant poème graphique aux accents d’Asie.

N’être rien, c’est pas rien !

Deviens quelqu’un !, de Daniel Blancou (Editions Sarbacane) — Daniel Blancou, auteur de BD « de moins en moins en trop », nous raconte que le métier de bédéaste n’est pas une sinécure… et qu’en plus si le succès tarde à venir, votre démon intérieur sera toujours là pour vous torturer avec sa fourche chauffée à blanc…

Voyage au bout des regrets

Le Dernier Quai, de Nicolas Delestret (Grand Angle) — Méfiez-vous des terminus ! Certains pourraient s’avérer les antichambres de la mort, voire de l’enfer. Un conseil : pensez à y (dé)poser vos valises. Démonstration avec cette fable sombre et féérique de Nicolas Delestret.

Mon oncle est un Martien

Tati et le film sans fin, d’Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot (Glénat) — Totalement à part dans le cinéma, Jacques Tati était un visionnaire qui savait raconter par l’image et avec humour comment le monde moderne nous éloignait de notre humanité. Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot nous livrent ici un hommage rafraichissant à ce héros du 7e art.

Histoires d’(h)O(mmes)

Pénis de table, de Cookie Kalkair (Steinkis) — Sept types enfermés dans une pièce et qui nous parlent de leur vie sexuelle. Ça ressemble à de la téléréalité trash, et pourtant c’est un peu plus que ça.

Le marchand de sable qui donnait des cauchemars

Environnement toxique, de Kate Beaton (Casterman) — Si la violence faite aux femmes est une réalité qu’il faut dénoncer, celle-ci prend son fondement dans la façon dont l’homme perçoit la femme socialement, un état de fait où cette autre forme de violence, non physique, n’en est que plus pernicieuse. Avec ce témoignage sensible et personnel, Kate Beaton brise le silence.