Loin, d’Alicia Jaraba (Grand Angle) — Entre comédie amoureuse et voyage initiatique, Loin interroge avec subtilité les injonctions sociétales à vivre en couple. Parce qu’en fait, « vivre seul ne veut pas dire être seul » et qu’on peut très bien s’épanouir sans forcément être « à la colle »…
Auteur : Laurent Proudhon
Duels maousses en doublé
Deux tueurs, suivi de Mickey Mickey, de Mezzo & Pirus (Delcourt) — Si nombre de bédéphiles ont été marqués par « Le Roi des mouches », peu se souviennent de ces deux œuvres antérieures de Mezzo et Pirus, une lacune qui pourra être comblée grâce à ce recueil. Bien qu’un peu monolithique, une lecture cinématographique incontestablement fascinante.
Quand Satan met le feu au culte
American Parano, tome 2, d’Hervé Bourhis et Lucas Varela (Dupuis) — Clap de fin pour l’esthétique diptyque beatnik dans le milieu de la sorcellerie US West Coast, qui hélas ne tient pas toutes ses promesses, avec une pauvre héroïne rousse qui, ne sachant plus à quel saint se vouer, risque l’enfer…
La roue grinçante de la fortune
Slava, tome 3 : Un enfer pour un autre, de Pierre-Henry Gomont (Dargaud) — Un dernier tome qui referme admirablement cette fresque bouillonnante se déroulant dans une Russie post-soviétique cabossée et en proie aux charognards… Avec « Slava », succès critique et public, Gomont entre définitivement dans la cour des grands.
Tintouin chez les ex-soviets
Slava, tome 2 : Les Nouveaux Russes, de Pierre-Henry Gomont (Dargaud) — Si la fin du tome 1 nous avait un peu laissé dans l’expectative, Les Nouveaux Russes nous remet avec bonheur dans les rails de cette fresque bouillonnante se déroulant dans une Russie post-soviétique cabossée et en proie aux charognards…
Le fort et la conque, une histoire vieille comme le monde
Sa Majesté des mouches, d’Aimée de Jongh (Dargaud) — Le roman culte de William Golding, qui raconte comment des enfants vont tenter d’échafauder une micro-société sans adultes, marque le lecteur de façon indélébile. Aimée de Jongh a décidé d’en faire une adaptation en BD, tâche ô combien ambitieuse, et s’en sort de façon très honorable.
Vingt mille ans de solitude
L’Héritage fossile, de Philippe Valette (Delcourt) — Si pour vous, la disparition de la vie sur Terre est anecdotique, parce que boh de toute façon, l’humanité a encore plein d’autres planètes à coloniser, ne lisez pas ce récit de SF angoissant… Non, je rectifie. En fait, lisez-le parce que c’est une très belle réussite !
La foire aux sortilèges
Walicho, de Sole Otero (ça et là) — Mais qu’ont-elles donc l’air de comploter ces trois sorcières en couverture ? On ne le saura jamais vraiment mais elles semblent avoir un certain talent pour l’immortalité… Un album qui, s’il confirme l’originalité de Sole Otero, peine à convaincre totalement.
Au bas mot, Trump se bidonne
Maison blanche, en coulisses avec Obama, Trump et Biden, d’Aude Massot, Jérôme Cartillier et Karim Lebhour (Delcourt) — Les auteurs nous proposent une immersion étonnante dans le lieu qui sera très bientôt le centre du monde, dans un contexte international particulièrement critique. Le symbole de la présidence U.S. examiné sous toutes ses coutures, bien au-delà de l’image prestigieuse…
Dégringole l’idole, divague la diva
Eyes without a face, de Marie Baudet (Virages graphiques) — Avec Eyes without a face, Marie Baudet brosse le portrait d’une star déchue du petit écran sur un mode léger et ironique. Si l’objet en forme de clin d’œil nostalgique n’est pas dénué d’intérêt, on pourra toutefois regretter son côté superficiel et vite lu.
