Aparthotel Deluxe, d’Edo Brenes (La Boîte à bulles) — Au Costa Rica, un immeuble comme il en existe partout. Edo Brenes va opérer un zoom sociologique sur ses résidents, confrontés aux problématiques du quotidien, la mort, l’amour, la vie, la solitude… Un charmant roman graphique débordant d’humanité.
Auteur : Laurent Proudhon
Prix Will Eisner de la bande dessinée 2024 : un aperçu du palmarès
Bravo pour Blacksad ! Et pour le moment, seulement 2 ont été traduites en français ! 🏆 Best Single Issue/One-Shot (meilleur album en one-shot) : ℕ𝕚𝕘𝕙𝕥𝕨𝕚𝕟𝕘 #𝟙𝟘𝟝, de Tom Taylor et Bruno Redondo (DC) -> non publié en V.F. à ce jour 🏆 Best Continuing Series (Meilleure série) : 𝕋𝕣𝕒𝕟𝕤𝕗𝕠𝕣𝕞𝕖𝕣𝕤, de Daniel Warren Johnson (Image…
Le rien, ça n’est pas rien !
Deep It, de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt) — L’intelligence artificielle survivra-t-elle à l’Homme lorsque celui-ci sera retourné à la poussière ? Si ce voyage poético-philosophique se déroule dans les abysses d’une Terre où toute vie a disparu, il atteint néanmoins des hauteurs stratosphériques par l’enchantement et la réflexion qu’il suscite.
Faire écran à la haine aveugle
Appels en absence, de Nora Dåsnes (Casterman) — Réputée pour être paisible, la Norvège n’est pourtant pas à l’abri de la barbarie terroriste. A travers les yeux d’une adolescente, Nora Dåsnes revient en mode intimiste sur la tragédie d’Utøya qui a traumatisé tout un pays.
[Expo] « La BD à tous les étages », au Centre Pompidou jusqu’au 4 novembre
La BD à tous les étages — A Beaubourg en ce moment, une exposition majeure qui parvient à synthétiser ce qu’est la BD aujourd’hui et à en montrer la diversité. Sans totalement convaincre toutefois, sauf si l’on décide de voir le verre à moitié plein.
La rédemption impossible d’un « Dark Vater »
Le Lait paternel, d’Uli Oesterle (Dargaud) — Cette excellente BD est passée quelque peu inaperçue à sa sortie, et c’est dommage car elle mériterait un bien meilleur coup de projecteur. Alors que nous en sommes au second volet de cette autofiction annoncée comme une trilogie, on pourra toujours prendre le train en marche…
L’adieu au der des pères
L’Arabe du futur 6, de Riad Sattouf (Allary Editions) — Il y a bientôt deux ans (déjà !) paraissait l’ultime volet de L’Arabe du futur, faisant entrer définitivement la série au panthéon du neuvième art…
Le bleu est une couleur zen
Yves Klein – Immersion, de Julian Voloj et Wagner Willian (Marabulles) — Yves Klein, connu surtout pour avoir inventé ce bleu si particulier, à la fois mat et lumineux, aura laissé son empreinte dans l’art moderne. Cet ouvrage constitue une bonne approche pour mieux faire connaissance avec l’artiste, car peu importe qu’on l’apprécie ou non, il reste intrigant…
Survivre sous les cendres
La Route, de Manu Larcenet, d’après le roman de Cormac McCarthy (Dargaud) — Succès public, éloge de la critique, vous savez déjà presque tout concernant l’adaptation de « La Route » par le sieur Larcenet. Ce papier ne fera que confirmer que nous avons bien là un must de l’année 2024, et en effet il est très difficile d’y trouver à redire.
Vertige des vestiges d’une vie
L’Homme miroir, de Simon Lamouret (Sarbacane) — Simon Lamouret nous livre ici une œuvre ambitieuse recélant mille charmes tous droit sortis d’une brocante aux couleurs revivifiées, qui feront regretter d’autant plus une narration un brin confuse.
