Juste après la vague, de Dominique Monféry (Rue de Sèvres) — Quelque part entre le récit post-apo et Sa Majesté des mouches, Juste après la vague nous nous confronte de façon très réaliste à des choix cornéliens. Comment réagiriez-vous si vous ne pouviez sauver qu’une partie de vos enfants, le jour où surviendront pour de bon les catastrophes annoncées ?
Étiquette : Après l’apocalypse
De l’eau, de l’oxygène dans l’anxiogène
L’Âge d’eau, seconde partie, de Benjamin Flao (Futuropolis) — Cette seconde et dernière partie vient nous rassurer : avec ce voyage hypnotique dans le monde d’après, Flao sera parvenu à nous réconforter en transformant une catastrophe écologique en nouveau départ vers des horizons plus lumineux. Et en ces temps anxiogènes, cela n’est pas rien.
Un astre pour nos désastres
Avaler la lune, tome 1 : l’ascenseur, de Grégory Jarry, Lucie Castel et Robin Cousin (Casterman) — Hors des codes classiques, cette bande dessinée d’anticipation, à la fois originale et sans effets de manche spectaculaires, vise avant tout à alimenter notre réflexion concernant le sort de notre planète, désormais entre les mains d’une poignée d’oligarques cupides et peu scrupuleux.
Le rien, ça n’est pas rien !
Deep It, de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt) — L’intelligence artificielle survivra-t-elle à l’Homme lorsque celui-ci sera retourné à la poussière ? Si ce voyage poético-philosophique se déroule dans les abysses d’une Terre où toute vie a disparu, il atteint néanmoins des hauteurs stratosphériques par l’enchantement et la réflexion qu’il suscite.
Survivre sous les cendres
La Route, de Manu Larcenet, d’après le roman de Cormac McCarthy (Dargaud) — Succès public, éloge de la critique, vous savez déjà presque tout concernant l’adaptation de « La Route » par le sieur Larcenet. Ce papier ne fera que confirmer que nous avons bien là un must de l’année 2024, et en effet il est très difficile d’y trouver à redire.
Amer sanctuaire en enfer
The Nice House on the lake, tome 2, de James Tynion IV & Álvaro Martínez Bueno (Urban Comics) — Ne serions-nous que les jouets d’entités extra-terrestres ? C’est en substance ce que questionne le second volet de ce diptyque magnétique. Un récit qui, malgré ses imperfections, nous donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Pour cela, il faudra attendre le prochain cycle…
Réveil en Cauchemardie
Le Dormeur, de Rodolfo Santullo & Carlos Aón (iLatina) — Malgré ce que pourrait suggérer son titre, ce polar d’anticipation ne va pas vous endormir, bien au contraire. Avec un minimum d’effets, ce récit nous entraîne dans les profondeurs inquiétantes de l’âme humaine.
Sous la crue, les pavés
L’Âge d’eau, première partie, de Benjamin Flao (Futuropolis) — Benjamin Flao est de retour, et c’est une bonne nouvelle. Ce diptyque, dont nous n’avons pour l’instant que la première partie, pourrait bien égaler, voire surpasser son superbe Kililana Song. L’Âge d’eau, un formidable récit post-apocalyptique aux accents chamaniques.
À la tour prends garde !
Après le monde, de Timothée Leman (Sarbacane) — Une très belle découverte graphique que ce jeune auteur, qui sort ici sa première BD en forme de conte SF. Si celle-ci s’adresse d’abord aux ados, sa poésie sombre et lumineuse ne pourra que plaire au plus grand nombre.
Aller-simple vers l’apocalypse
Transperceneige Extinctions, Acte II, de Jean-Marc Rochette et Matz (Casterman) — La mythique série de science-fiction des années 80 a été remise sur les rails. Ce prequel très sombre revient sur les origines de la catastrophe qui transforma le monde en enfer de glace.
