Boomers, de Bartolomé Seguí (La Boîte à Bulles) — Lui-même concerné en tant que « boomer », Bartolomé Seguí dresse avec tendresse et humour le portrait d’une génération qui a connu les révolutions sociales et culturelles des années 60-70, et désormais guettée par l’ « obsolescence programmée »…
Catégorie : Société/Chroniques sociales
De fil en (mille) aiguille(s)
Des maux à dire, de Bea Lema (Sarbacane) — Retour sur le Prix du public 2024 à Angoulême. Les maux sont parfois ceux que l’on s’inflige quand on ne trouve pas les mots et que la vérité est insoutenable. Des maux à dire, c’est l’histoire incroyable et poignante d’une fille qui va « exorciser » sa mère confrontée à l’emprise du patriarcat et au démon de la maltraitance.
Mécanique du chaos
Dum Dum, de Lukasz Wojciechowski (Editions ça et là) — En sélection officielle au dernier FIBD, Dum Dum aurait peut-être pu décrocher le prix de l’audace s’il existait encore… Retour sur un ouvrage tout à fait étonnant, qui, tout en traitant d’une sombre période de l’Histoire, parvient à relier graduation millimétrique et poésie de façon poignante.
Le douloureux espoir d’un retour au pays
Les Tournesols d’Ukraine, de Pietro B. Zemelo (Steinkis) — La guerre, même quand on la fuit, continue à vous poursuivre. Ce que raconte l’auteur, c’est comment l’exil n’enraye aucunement le traumatisme psychologique. Un récit d’une actualité brûlante entre l’Ukraine et l’Italie.
Quand la vita n’est pas si dolce…
Maltempo, d’Alfred (Delcourt) — Dernier opus de la trilogie italienne d’Alfred, Maltempo est un récit baigné d’une douce lumière méditerranéenne, avec un soleil légèrement voilé. Une histoire en trompe l’œil, mais emplie de fraicheur et de générosité. Bravissimo !
L’envol cosmique des comics
L’Illusion magnifique, livre 1 : New York, 1938, d’Alessandro Tota (Gallimard) — On n’est pas obligé d’apprécier les comics pour apprécier cette BD, la preuve avec cet hommage à un mythe américain doublé d’une ode à l’imagination, aussi extravagant que captivant. On en redemande et on attend la suite !
Avant la tempête…
Le Dernier Sergent, tome 1 : Les Guerres immobiles, de Fabrice Neaud (Delcourt) — Ce premier volet du nouveau cycle très attendu de Fabrice Neaud continue à concilier réflexion, sexe et poésie, tout en battant en brèche les idées reçues sur l’homosexualité, notamment celle de ceux qui « n’en ont pas l’air »… Puissant et incontournable !
Vivre et mourir à Venise
Le Passeur de lagunes, de Christophe Dabitch & Piero Macola (Futuropolis) — À Venise, le décor pour touristes a aussi son envers, beaucoup moins reluisant. Celui-ci sert de cadre à ce polar dystopique, à la fois sombre et rempli d’humanité, à des années-lumière de la carte postale.
Le scoutisme, c’est pas si quétaine !
Paul au parc, de Michel Rabagliati (La Pastèque) — Retour sur Paul au parc, cette madeleine de Proust au goût de l’enfance de Michel Rabagliati. Souvenirs de famille, des premières amourettes, de la passion naissante de l’auteur pour le dessin et de son premier (et dernier) camp scout. Un récit plein de tendresse…
Nous n’irons pas faire de selfies au Grand Canyon
Fausses pistes, de Bruno Duhamel (Bamboo/Grand Angle) — Même ceux qui comme moi ne sont pas portés sur le western devraient apprécier cet album. Duhamel revisite le genre en le transportant à notre époque, sans oublier d’étriller au passage nos travers. Une vraie réussite !
