Le scoutisme, c’est pas si quétaine !

Paul au parc, de Michel Rabagliati (La Pastèque) — Retour sur Paul au parc, cette madeleine de Proust au goût de l’enfance de Michel Rabagliati. Souvenirs de famille, des premières amourettes, de la passion naissante de l’auteur pour le dessin et de son premier (et dernier) camp scout. Un récit plein de tendresse…

Nous n’irons pas faire de selfies au Grand Canyon

Fausses pistes, de Bruno Duhamel (Bamboo/Grand Angle) — Même ceux qui comme moi ne sont pas portés sur le western devraient apprécier cet album. Duhamel revisite le genre en le transportant à notre époque, sans oublier d’étriller au passage nos travers. Une vraie réussite !

Dans les limbes de l’Amérique

Contrition, de Carlos Portela & Keko (Denoël Graphic) — On connaissait déjà le rêve américain et son cauchemar. Ce que l’on connaît moins, ce sont ses limbes, des zones où les prédateurs sexuels sont confinés tels des morts-vivants, sans espoir de rédemption. C’est le thème central de ce sombre et fascinant thriller psychologique.

Les fiancées du DVD pirate

La Contrebande Society de Forest Hills, de Nicole Goux & Dave Baker (Sarbacane) — Cet album raconte le quotidien de quatre adolescentes en quête de sensations fortes dans une bourgade étasunienne pendant les années 2000. S’il comporte du rythme et de la fantaisie à foison, ce roman graphique à haut potentiel ne tient pas vraiment toutes ses promesses.

Le ciel scintillant des hauts potentiels

Comme un oiseau dans un bocal, de Lou Lubie (Delcourt) — Après avoir démystifié les contes de fées (Et à la fin, ils meurent), Lou Lubie s’attaque au thème des HPI, en usant de la métaphore pour nous faire comprendre que s’il s’agit bien d’un don, celui-ci comporte aussi son revers de médaille dans notre monde de « normopensée ».

Musée amusant

Musée, de Christophe Chabouté (Glénat/Vents d’Ouest et Les Editions du Musée d’Orsay) — Pour son dernier album, Chabouté s’est immergé dans le Musée d’Orsay. Il y a déambulé dans ses recoins les plus obscurs, des sous-sols aux greniers, de nuit comme de jour, pour tenter d’en révéler les mystères (tout au moins une partie), et les consigner dans cette plaisante mosaïque fantastico-poétique.

Haro sur le héros !

Faut-il brûler Tintin ?, de Renaud Nattiez (Éditions Sépia/1000 Sabords) — Quoi que l’on pense d’une immolation publique de Tintin, le pourrait-on vraiment tant celui-ci semble inoxydable ? Et après tout, celui qui a échappé au bûcher des Incas dans « Le Temple du Soleil » en a vu d’autres… Sans mettre d’huile sur le feu, Renaud Nattiez est là pour recadrer le débat.

Dans les cages dorées de l’homme blanc

Le Baiser, de Frédéric Debomy et Andrea Bruno (Ici Même) — Malgré ce que pourrait laisser penser son titre, cette bande dessinée n’a rien d’une bluette. Elle tente surtout de démontrer que si le temps des colonies appartient au passé, le tourisme sexuel en est une bien triste prolongation…

La vie en bleu et rose, pas la névrose

La Cure, de Mário César (iLatina) – En cette période de fierté homosexuelle, ce récit édifiant sur les thérapies de conversion arrive à point nommé, rappelant que la Gay Pride n’est pas juste une célébration joyeuse, mais le fruit d’un combat de longue haleine, jamais totalement gagné…

N’être rien, c’est pas rien !

Deviens quelqu’un !, de Daniel Blancou (Editions Sarbacane) — Daniel Blancou, auteur de BD « de moins en moins en trop », nous raconte que le métier de bédéaste n’est pas une sinécure… et qu’en plus si le succès tarde à venir, votre démon intérieur sera toujours là pour vous torturer avec sa fourche chauffée à blanc…