Le Lait paternel, d’Uli Oesterle (Dargaud) — Cette excellente BD est passée quelque peu inaperçue à sa sortie, et c’est dommage car elle mériterait un bien meilleur coup de projecteur. Alors que nous en sommes au second volet de cette autofiction annoncée comme une trilogie, on pourra toujours prendre le train en marche…
Catégorie : Société/Chroniques sociales
L’adieu au der des pères
L’Arabe du futur 6, de Riad Sattouf (Allary Editions) — Il y a bientôt deux ans (déjà !) paraissait l’ultime volet de L’Arabe du futur, faisant entrer définitivement la série au panthéon du neuvième art…
Vertige des vestiges d’une vie
L’Homme miroir, de Simon Lamouret (Sarbacane) — Simon Lamouret nous livre ici une œuvre ambitieuse recélant mille charmes tous droit sortis d’une brocante aux couleurs revivifiées, qui feront regretter d’autant plus une narration un brin confuse.
Quand derrière les murs du silence, succombe l’innocence
L’Homme en noir, de Giovanni di Gregorio et Grégory Panaccione (Delcourt) — En se mettant à hauteur d’enfant, les auteurs abordent avec subtilité un sujet grave, la pédophilie, et font, par la même occasion, remonter les terreurs enfantines du lecteur adulte que nous sommes. Une franche réussite !
Ces champis « trop » mortels…
La Part des lâches, de Marguerite Boutrolle (Virages graphiques) — A travers cette jeune fille qu’est Aby, Marguerite Boutrolle nous livre un portrait subtil et réaliste de la génération des 20-30 ans dans sa quête de retour à la terre, « en mode beatnik 2.0. » !
Mammaire amer
Fleur de lait, de Miguel Vila (Presque Lune) — Dans un style encore plus affirmé, Miguel Vila nous livre, après Padovaland, une œuvre qui raconte notre époque, et pas sous son meilleur jour. Dans son approche à la fois implacable et très originale, il s’impose comme l’un des auteurs les plus intéressants de ces dernières années. Et en sélection officielle au dernier FIBD !
Dur dur d’être un bébé-boomer
Boomers, de Bartolomé Seguí (La Boîte à Bulles) — Lui-même concerné en tant que « boomer », Bartolomé Seguí dresse avec tendresse et humour le portrait d’une génération qui a connu les révolutions sociales et culturelles des années 60-70, et désormais guettée par l’ « obsolescence programmée »…
De fil en (mille) aiguille(s)
Des maux à dire, de Bea Lema (Sarbacane) — Retour sur le Prix du public 2024 à Angoulême. Les maux sont parfois ceux que l’on s’inflige quand on ne trouve pas les mots et que la vérité est insoutenable. Des maux à dire, c’est l’histoire incroyable et poignante d’une fille qui va « exorciser » sa mère confrontée à l’emprise du patriarcat et au démon de la maltraitance.
Mécanique du chaos
Dum Dum, de Lukasz Wojciechowski (Editions ça et là) — En sélection officielle au dernier FIBD, Dum Dum aurait peut-être pu décrocher le prix de l’audace s’il existait encore… Retour sur un ouvrage tout à fait étonnant, qui, tout en traitant d’une sombre période de l’Histoire, parvient à relier graduation millimétrique et poésie de façon poignante.
Le douloureux espoir d’un retour au pays
Les Tournesols d’Ukraine, de Pietro B. Zemelo (Steinkis) — La guerre, même quand on la fuit, continue à vous poursuivre. Ce que raconte l’auteur, c’est comment l’exil n’enraye aucunement le traumatisme psychologique. Un récit d’une actualité brûlante entre l’Ukraine et l’Italie.
