La Part des lâches, de Marguerite Boutrolle (Virages graphiques) — A travers cette jeune fille qu’est Aby, Marguerite Boutrolle nous livre un portrait subtil et réaliste de la génération des 20-30 ans dans sa quête de retour à la terre, « en mode beatnik 2.0. » !
Catégorie : Société/Chroniques sociales
Mammaire amer
Fleur de lait, de Miguel Vila (Presque Lune) — Dans un style encore plus affirmé, Miguel Vila nous livre, après Padovaland, une œuvre qui raconte notre époque, et pas sous son meilleur jour. Dans son approche à la fois implacable et très originale, il s’impose comme l’un des auteurs les plus intéressants de ces dernières années. Et en sélection officielle au dernier FIBD !
Dur dur d’être un bébé-boomer
Boomers, de Bartolomé Seguí (La Boîte à Bulles) — Lui-même concerné en tant que « boomer », Bartolomé Seguí dresse avec tendresse et humour le portrait d’une génération qui a connu les révolutions sociales et culturelles des années 60-70, et désormais guettée par l’ « obsolescence programmée »…
De fil en (mille) aiguille(s)
Des maux à dire, de Bea Lema (Sarbacane) — Retour sur le Prix du public 2024 à Angoulême. Les maux sont parfois ceux que l’on s’inflige quand on ne trouve pas les mots et que la vérité est insoutenable. Des maux à dire, c’est l’histoire incroyable et poignante d’une fille qui va « exorciser » sa mère confrontée à l’emprise du patriarcat et au démon de la maltraitance.
Mécanique du chaos
Dum Dum, de Lukasz Wojciechowski (Editions ça et là) — En sélection officielle au dernier FIBD, Dum Dum aurait peut-être pu décrocher le prix de l’audace s’il existait encore… Retour sur un ouvrage tout à fait étonnant, qui, tout en traitant d’une sombre période de l’Histoire, parvient à relier graduation millimétrique et poésie de façon poignante.
Le douloureux espoir d’un retour au pays
Les Tournesols d’Ukraine, de Pietro B. Zemelo (Steinkis) — La guerre, même quand on la fuit, continue à vous poursuivre. Ce que raconte l’auteur, c’est comment l’exil n’enraye aucunement le traumatisme psychologique. Un récit d’une actualité brûlante entre l’Ukraine et l’Italie.
Quand la vita n’est pas si dolce…
Maltempo, d’Alfred (Delcourt) — Dernier opus de la trilogie italienne d’Alfred, Maltempo est un récit baigné d’une douce lumière méditerranéenne, avec un soleil légèrement voilé. Une histoire en trompe l’œil, mais emplie de fraicheur et de générosité. Bravissimo !
L’envol cosmique des comics
L’Illusion magnifique, livre 1 : New York, 1938, d’Alessandro Tota (Gallimard) — On n’est pas obligé d’apprécier les comics pour apprécier cette BD, la preuve avec cet hommage à un mythe américain doublé d’une ode à l’imagination, aussi extravagant que captivant. On en redemande et on attend la suite !
Avant la tempête…
Le Dernier Sergent, tome 1 : Les Guerres immobiles, de Fabrice Neaud (Delcourt) — Ce premier volet du nouveau cycle très attendu de Fabrice Neaud continue à concilier réflexion, sexe et poésie, tout en battant en brèche les idées reçues sur l’homosexualité, notamment celle de ceux qui « n’en ont pas l’air »… Puissant et incontournable !
Vivre et mourir à Venise
Le Passeur de lagunes, de Christophe Dabitch & Piero Macola (Futuropolis) — À Venise, le décor pour touristes a aussi son envers, beaucoup moins reluisant. Celui-ci sert de cadre à ce polar dystopique, à la fois sombre et rempli d’humanité, à des années-lumière de la carte postale.
