Journal de 1985, de Xavier Coste (Sarbacane) — Dans une démarche pour le moins audacieuse, Xavier Coste imagine une suite au roman culte de George Orwell, 1984, qu’il avait déjà adapté il y a deux ans. Aura-t-il réussi à égaler le maître, voire à le dépasser ? Verdict…
Catégorie : Science-fiction
Le rien, ça n’est pas rien !
Deep It, de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt) — L’intelligence artificielle survivra-t-elle à l’Homme lorsque celui-ci sera retourné à la poussière ? Si ce voyage poético-philosophique se déroule dans les abysses d’une Terre où toute vie a disparu, il atteint néanmoins des hauteurs stratosphériques par l’enchantement et la réflexion qu’il suscite.
Survivre sous les cendres
La Route, de Manu Larcenet, d’après le roman de Cormac McCarthy (Dargaud) — Succès public, éloge de la critique, vous savez déjà presque tout concernant l’adaptation de « La Route » par le sieur Larcenet. Ce papier ne fera que confirmer que nous avons bien là un must de l’année 2024, et en effet il est très difficile d’y trouver à redire.
Le monde à l’envers
Erectus, de Erik Juszezak (Philéas) — Adaptation d’un roman de science-fiction, cette bande dessinée ne renouvelle en rien le genre, mais procure, par son côté ludique et spectaculaire, angoissant aussi, un bon moment de lecture, suscitant même quelques questionnements sur ce qui fait notre humanité…
Un OVNI dans l’OVNI
La Forteresse volante, de Lorenzo Palloni & Miguel Vila (Sarbacane) — Et si pendant la Seconde Guerre mondiale, les puissances de l’Axe avaient bénéficié d’une technologie extra-terrestre avancée, le monde aurait-il le même visage aujourd’hui ? C’est la question que pose cette insolite aventure entre politique, faits réels et science-fiction.
Amer sanctuaire en enfer
The Nice House on the lake, tome 2, de James Tynion IV & Álvaro Martínez Bueno (Urban Comics) — Ne serions-nous que les jouets d’entités extra-terrestres ? C’est en substance ce que questionne le second volet de ce diptyque magnétique. Un récit qui, malgré ses imperfections, nous donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Pour cela, il faudra attendre le prochain cycle…
L’amnésie collective, arme de contrôle massif
Le Passeur, de P. Craig Russel (Philéas) — Comment un monde en apparence utopique se révèle être une terrifiante dystopie ? C’est ce que décrit ce perturbant récit en résonance avec notre époque, qui voit des forces sournoises se mettre en place pour contrôler les corps et les esprits.
Planète gloutonne et star déchue
Remina (Édition prestige), de Junji Ito (Delcourt Tonkam) — Ce manga SF du samouraï de l’horreur Junji Ito évoque tambour battant cette peur universelle et ancestrale de voir le ciel nous tomber sur la tête. Rythmé à la vitesse de la lumière, Remina plaira sans doute à certains mais pourrait en désorienter d’autres.
Désastre sous les astres
Frontier, de Guillaume Singelin (Label 619/Rue de Sèvres) — Entre classicisme et innovation, Frontier porte bien son nom. Si on y découvre que l’Homme a exporté son pouvoir de nuisance dans l’Espace, ce space opera bien dans l’air du temps est aussi une aventure vibrante d’humanité et d’amitié.
Vivre la fin du monde dans une cage dorée
The Nice House on the lake, tome 1, de James Tynion IV & Álvaro Martínez Bueno (Urban Comics) — Si vous pensez que survivre à l’apocalypse est une chance, quand bien même au paradis, ce thriller fantastique littéralement stupéfiant devrait très vite vous persuader du contraire. Chronique de la première partie d’un diptyque à succès.
