Sa Majesté des mouches, d’Aimée de Jongh (Dargaud) — Le roman culte de William Golding, qui raconte comment des enfants vont tenter d’échafauder une micro-société sans adultes, marque le lecteur de façon indélébile. Aimée de Jongh a décidé d’en faire une adaptation en BD, tâche ô combien ambitieuse, et s’en sort de façon très honorable.
Catégorie : Aventure
À la racine du mal
Le Dieu-Fauve, de Fabien Vehlmann et Roger (Dargaud) — Les auteurs nous proposent ici un récit puissant et spectaculaire, véritable cri de révolte contre toutes les oppressions, lorsque la souffrance alimente la colère dans un cycle infernal de violence. Un thème indissociable de l’histoire de l’humanité…
Spectres lumineux
The Ex-People, de Stephen Desberg et Alexander Utkin (Bamboo/Grand Angle) — Ce flamboyant diptyque coloré — et haut en couleurs — nous mène dans les pas d’un groupe de pèlerins bien particuliers sur le chemin de Jérusalem : tous sont des fantômes qui ne veulent plus être des fantômes ! Bien plus que la narration, c’est le graphisme prodigieux d’Alexander Utkin qui est remarquable.
Mauvaise graine souveraine
Le Meunier hurlant, de Nicolas Dumontheuil (Futuropolis) — Méfiez-vous ! Ce conte tragi-comique, sous le pinceau alerte de Nicolas Dumontheuil, en plus de vous emmener dans les contrées nordiques, risquerait bien de réveiller le loup-garou qui sommeille en vous. Attention toutefois à ne pas réveiller votre quartier en pleine nuit…
Du monde du silence aux cités obscures
Le Retour du capitaine Nemo, de Schuiten & Peeters (Casterman) — Hommage respectueux à Jules Verne, ce magnifique livre-objet vient clore en beauté la fantastique odyssée éditoriale que furent Les Cités obscures du duo Peeters-Schuiten.
Touche pas à mon atoll !
La Brute et le Divin, de Léonard Chemineau (Rue de Sèvres) — Au-delà du thriller d’aventure, cette bande dessinée (labellisée éco-responsable !) nous sensibilise aux beautés de l’océan, mais livre un constat amer : même quand l’Homme prétend pratiquer la transition énergétique, il ne peut s’empêcher de nuire aux écosystèmes.
Les balbutiements de l’écologie au XIXe siècle
Au cœur des solitudes, de Lomig (Sarbacane) — Écolo avant l’heure, John Muir, né dans la première moitié du XIXe siècle, se retournerait probablement dans sa tombe s’il pouvait voir l’état de notre planète aujourd’hui. Cette biographie par Lomig constitue un superbe hommage empreint d’une grande sincérité.
Désastre sous les astres
Frontier, de Guillaume Singelin (Label 619/Rue de Sèvres) — Entre classicisme et innovation, Frontier porte bien son nom. Si on y découvre que l’Homme a exporté son pouvoir de nuisance dans l’Espace, ce space opera bien dans l’air du temps est aussi une aventure vibrante d’humanité et d’amitié.
Voyage au bout des regrets
Le Dernier Quai, de Nicolas Delestret (Grand Angle) — Méfiez-vous des terminus ! Certains pourraient s’avérer les antichambres de la mort, voire de l’enfer. Un conseil : pensez à y (dé)poser vos valises. Démonstration avec cette fable sombre et féérique de Nicolas Delestret.
« Mégafauna », la grande saga de l’ultime sagesse dans un monde de brutes
Mégafauna, t.2 : Le Livre des délices et des infortunes, de Nicolas Puzenat (Sarbacane) — La première partie de Mégafauna n’était donc que le lancement de la fusée. Avec ce Livre des délices et des infortunes, on assiste à la mise sur orbite d’une fabuleuse épopée uchronique qui vient orner avec maestria notre voûte étoilée.
