Le Dernier Sergent, tome 1 : Les Guerres immobiles, de Fabrice Neaud (Delcourt) — Ce premier volet du nouveau cycle très attendu de Fabrice Neaud continue à concilier réflexion, sexe et poésie, tout en battant en brèche les idées reçues sur l’homosexualité, notamment celle de ceux qui « n’en ont pas l’air »… Puissant et incontournable !
Catégorie : Artistique
Les dieux sont tombés sur l’arête
Le Fils de Pan, de Fabrizio Dori (Sarbacane) — Après son fabuleux Dieu vagabond, on peut dire qu’il était attendu au tournant, Fabrizio Dori. Cette fausse suite confirme que le virage a été franchi, sans toutefois être totalement contrôlé. Si l’on reste ébloui par le dessin, toujours splendide, on ressort un peu moins convaincu par la narration.
Musée amusant
Musée, de Christophe Chabouté (Glénat/Vents d’Ouest et Les Editions du Musée d’Orsay) — Pour son dernier album, Chabouté s’est immergé dans le Musée d’Orsay. Il y a déambulé dans ses recoins les plus obscurs, des sous-sols aux greniers, de nuit comme de jour, pour tenter d’en révéler les mystères (tout au moins une partie), et les consigner dans cette plaisante mosaïque fantastico-poétique.
L’art de la ligne claire
Plagiat !, de Goffin, Schuiten et Peeters (Anspach) — À l’heure de la question de plus en plus prégnante de l’IA, cet album de 1989 traitant de la propriété artistique n’a rien perdu de son actualité. Réédité dans une version modernisée, ce thriller parodique est aussi un hommage à la ligne claire typiquement « eighties ».
La découverte sans disserte
Une rainette en automne (et plus encore…), de Linnea Sterte (Editions de la Cerise) — Si une rainette qui roule n’amasse pas mousse, elle peut en revanche faire de jolies bulles… On peut en voir le résultat dans ce charmant poème graphique aux accents d’Asie.
Une lueur précieuse dans les sombres couloirs de l’Oncle Sam
Perpendiculaire au soleil, de Valentine Cuny-Le Callet (Delcourt) — Retour sur ce pavé qui avait fait grosse impression à sa sortie à l’automne dernier. Sur un sujet difficile et délicat (le témoignage d’une relation bienveillante avec un condamné à mort), Valentine Cuny-Le Callet réussit à produire une œuvre sensible et nuancée.
Maléfique providence
Lovecraft, de Hans Rodionoff, Keith Giffen & Enrique Breccia (iLatina) — Lovecraft n’était pas connu pour être un gai luron, et on le comprend avec cette biographie où la réalité affronte la folie sur un champ de bataille fantasmagorique, où un art pictural surchargé de démons communique à plein avec le neuvième art. Un hommage cauchemardesque au maître de l’horreur.
Un chef d’œuvre graphique éblouissant au charme oriental
Majnoun et Leïli – Chants d’outre-tombe, de Yann Damezin (La Boîte à bulles) — Pourquoi les plus belles histoires d’amour sont-elles toujours les plus tragiques ? Le célèbre conte oriental de Majnoun et Leïla est ici transcendé graphiquement avec brio par Yann Damezin, mais également reformulé avec une audace narrative pour le moins inattendue.
Dans la peau de l’ours
Les Pizzlys, de Jérémie Moreau (Delcourt) — Jérémie Moreau frappe très très fort avec ses Pizzlys ! Au sommet de son art, l’auteur nous offre un sublime voyage vers le Grand Nord américain, où de jeunes parisiens apprennent à se déconnecter de leurs machines pour mieux se reconnecter à l’univers.
Flower Power is really supérieur !
Le Poids des héros, de David Sala (Casterman) — David Sala, en se mettant dans la peau de l’enfant qu’il était dans les années 70, confronte ses propres souvenirs à ceux de ses aïeux héroïques. L’année à peine commencée, un chef d’œuvre est né !
