Une vie sans Gilles

Le Petit Frère, de Jean-Louis Tripp (Casterman) — Il est de ces drames qui vous hantent toute une vie, malgré tous les efforts pour les reléguer au second plan. Jean-Louis Tripp s’est efforcé, avec cet ouvrage thérapeutique tout en authenticité, de relater l’épreuve vécue par sa famille après la perte d’un frère à l’âge de l’innocence.

La revanche des superhéros européens

La Brigade chimérique – Ultime Renaissance, de Serge Lehman et Stéphane de Caneva (Delcourt) — Alors que Marvel et les comics US semblent avoir colonisé les esprits européens, Serge Lehman réhabilite les « surhommes » oubliés du Vieux Continent. Sans nostalgie aucune puisqu’il les fait revenir à notre époque dans une aventure absolument bluffante, mise en valeur par un dessin spectaculaire !

Que devient Jens Harder (et son vertigineux projet) ?

Beta…civilisations – volume 1, de Jens Harder (Actes Sud – L’An 2) — Je déterre cette vieille chronique concernant le projet monumental de Jens Harder qui visait à narrer l’histoire de l’univers puis de l’humanité en dessin. L’occasion de s’interroger sur la suite de « Beta…Civilisations » qui n’est toujours pas sortie huit ans après le premier volet…

La belle et les bêtes

Ténébreuse, livre premier, de Vincent Mallié & Hubert (Dupuis/Aire Libre) — Jusqu’au bout, Hubert aura été prolifique, nous laissant plusieurs œuvres posthumes dont ce magnifique premier volet d’un conte vénéneux et ensorcelant qui nous fait regretter davantage sa mort prématurée.

Francophonie et langue de bois

Éléments de langage – Cacophonie en Francophonie , de Bertin Leblanc & Paul Gros (La Boîte à Bulles) — Bertin Leblanc, ex-porte-parole de l’Organisation internationale de la francophonie, relate son expérience dans l’institution. Une fable pleine d’ironie sur un univers méconnu, loin d’être flatteuse, qui hélas fournit peu de raisons de croire à l’avenir de la langue française…

Gilgamesh dans la dèche

Les Amants de Shamhat, de Charles Berberian (Futuropolis/Louvre Éditions) — Nominé dans la sélection officielle d’Angoulême, cet album de Berbérian sans son binôme Dupuy a pourtant souffert d’un manque de visibilité. Nous étions donc curieux de découvrir à quoi cette échappée mythologique pouvait ressembler…

La grande sœur de Catwoman était française !

Musidora – Elle était une fois le cinéma, de Arnaud Delalande et Nicolas Puzenat (Editions Robinson) — Les auteurs réhabilitent la première icône du cinéma français, stupéfiante vamp tout de noir vêtue. Musidora connut un succès fulgurant et fut érigée en sex-symbol par les poilus alors confrontés à l’enfer des tranchées.

Un ange connecté à un astre en Atlantide

Moon, de Cyrille Pomès (Rue de Sèvres) — Y a-t-il encore une place pour l’amour dans l’arène frénétique que représentent les réseaux sociaux, autoroute assourdissante vers l’apocalypse ? Le mythe de l’Atlantide subtilement revisité par le prisme de notre monde technologique et « communicant ».

Comme un bateau ivre sur une mer amère

Allan Thomas Scott, le bandit marin, de Sarah Belmas (Éditions Sépia) — Non, vous n’avez pas rêvé. C’est bien Allan, le méchant bandit des Aventures de Tintin, qui figure sur la couverture et tient le rôle principal de ce récit singulier et inattendu ! Une autre facette du personnage, poète à ses heures et amant (presque) romanesque…

Lunaire de rien

La Conquête du cosmos, de Francis Desharnais et Alexandre Fontaine Rousseau (Éditions Pow Pow) — Les auteurs québécois déboulonnent avec un flegme réjouissant le mythe de la conquête spatiale, peut-être pas aussi glorieux qu’on voudrait bien le croire. La course à la Lune comme vous ne l’avez jamais vue !