Deryn Du, de Guillaume Sorel (Dupuis) — A travers cet album, Guillaume Sorel a voulu transmettre le sentiment de peur. Le talent graphique est certes bien au rendez-vous. Mais si les corbeaux qui hantent le récit sont tout à fait lugubres, la chair de poule, elle, est plus discutable…
Auteur : Laurent Proudhon
Dernier tour d’horloge
Crénom, Baudelaire, tome 3 : Le Serpent qui danse, de Dominique et Tino Gelli (Futuropolis) — Suite et fin du portrait consacré au poète hors norme qu’était Baudelaire. Loin d’être une hagiographie, ce récit nous montre toutes les facettes du personnage, dont les aspects détestables contrastaient avec la poésie éthérée. Grandiose, tout simplement !
2000 milliards de galaxies, et moi et moi et moi
Voyage dans l’infiniment grand, de Théo Drieu & Giulia Mammone (Delcourt) — Cet excellent ouvrage didactique risque bien de vous donner quelques vertiges. Une sensation très excitante, proche de l’émerveillement, mais aussi une expérience d’humilité face à l’immensité de l’espace qui nous entoure et nous ramène à notre insignifiance.
Le cas Luke, revenu des ombres
Dakota 1880, d’Appollo & Brüno (Dargaud) — D’un côté, il y a les « sachants », de l’autre, les ignares. Et les sachants le savent bien, Lucky Luke n’est pas un héros fictif, il a vraiment existé ! Ce récit surprenant qu’est Dakota 1880 va nous le prouver !
Derrière le tableau, les héros et les salauds
L’Oubliée du radeau de la Méduse, de Thierry Soufflard et Gilles Cazaux (Marabulles) — Ce récit maritime, basé sur des faits réels, celui-ci nous saisit littéralement à la gorge, tel un thriller avant l’heure. Derrière la brillante démarche artistique de Géricault, se dissimulait une épopée âpre à peine adoucie par la touche de romance inventée.
Monades nomades en no man’s land
Silent Jenny, de Mathieu Bablet (Rue de Sèvres/Label 619) — Avec ce nouvel album remarquable, Mathieu Bablet creuse un peu plus son sillon et s’impose définitivement comme un des chefs de file de la BD contemporaine. Rarement un récit de SF aura parlé aussi bien de notre époque, cernée par de multiples menaces.
Du plomb dans les labels
Le Paradoxe de l’abondance, de Hugo Clément, Vincent Ravalec et Dominique Mermoux (Dargaud) — Alors que le gouvernement actuel semble plus préoccupé par sa survie que par le bien-être des citoyens, cet ouvrage salutaire remet sur le devant de la scène la question de notre alimentation liée aux pratiques agricoles. Ce qui tombe bien, parce que, plus que jamais, l’urgence demeure…
L’art au bout du fusil
La Mise à mort du tétras lyre, de David Combet (Glénat) — Telle une ode à la nature et à la vie, le graphisme de David Combet célèbre la couleur pour mieux exorciser un passé contrarié dans ses désirs artistiques. L’œuvre ambitieuse d’un jeune auteur qui laisse toutefois un goût d’inachevé…
Woke on the wild side
French Theory, Itinéraires d’une pensée rebelle, de François Cusset et Thomas Daquin (Delcourt) — Cet ouvrage passionnant retrace la genèse du mouvement qui, dès les années 60, a défié les dogmes d’une société en noir et blanc. Dans le contexte actuel, une « boîte à outil » salutaire pour contrer les attaques anti-« wokisme », épouvantail des conservateurs hostiles à toute évolution.
On s’est planté sur la Lune…
Avaler la Lune, tome 2 : la forêt, de Grégory Jarry, Lucie Castel et Robin Cousin (Casterman) — Après un tome d’ouverture en apesanteur dans la banlieue terrestre, les auteurs nous font découvrir une Lune sous un angle aussi merveilleux qu’inattendu ! Si le scénario louvoie entre l’aventure et le psychologique, on reste tout de même charmé par cet univers tout à fait original.
