The Nice House on the lake, tome 2, de James Tynion IV & Álvaro Martínez Bueno (Urban Comics) — Ne serions-nous que les jouets d’entités extra-terrestres ? C’est en substance ce que questionne le second volet de ce diptyque magnétique. Un récit qui, malgré ses imperfections, nous donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Pour cela, il faudra attendre le prochain cycle…
Auteur : Laurent Proudhon
Touche pas à mon atoll !
La Brute et le Divin, de Léonard Chemineau (Rue de Sèvres) — Au-delà du thriller d’aventure, cette bande dessinée (labellisée éco-responsable !) nous sensibilise aux beautés de l’océan, mais livre un constat amer : même quand l’Homme prétend pratiquer la transition énergétique, il ne peut s’empêcher de nuire aux écosystèmes.
L’envol cosmique des comics
L’Illusion magnifique, livre 1 : New York, 1938, d’Alessandro Tota (Gallimard) — On n’est pas obligé d’apprécier les comics pour apprécier cette BD, la preuve avec cet hommage à un mythe américain doublé d’une ode à l’imagination, aussi extravagant que captivant. On en redemande et on attend la suite !
Le hurlement persistant des mille collines
Rwanda, à la poursuite des génocidaires, de Thomas Zribi & Damien Roudeau (Steinkis) — Âmes sensibles, vous voilà prévenues, cet ouvrage est à haut risque émotionnel. Derrière un dessin pudique, les témoignages s’avèrent éprouvants. Éprouvants mais indispensables pour ne pas oublier cette effroyable tragédie et tenter d’appréhender l’impensable, l’innommable, l’insondable.
L’amnésie collective, arme de contrôle massif
Le Passeur, de P. Craig Russel (Philéas) — Comment un monde en apparence utopique se révèle être une terrifiante dystopie ? C’est ce que décrit ce perturbant récit en résonance avec notre époque, qui voit des forces sournoises se mettre en place pour contrôler les corps et les esprits.
Avant la tempête…
Le Dernier Sergent, tome 1 : Les Guerres immobiles, de Fabrice Neaud (Delcourt) — Ce premier volet du nouveau cycle très attendu de Fabrice Neaud continue à concilier réflexion, sexe et poésie, tout en battant en brèche les idées reçues sur l’homosexualité, notamment celle de ceux qui « n’en ont pas l’air »… Puissant et incontournable !
Angoulême 2024 : le festival du futur et des anneaux !
FIBD 2024 — À Angoulême, le compte à rebours a déjà commencé pour le Festival international de BD, qui se déroulera du 25 au 28 janvier. Avec une programmation qui commence déjà à faire jaillir une flopée de belles bulles dans nos têtes !
Planète gloutonne et star déchue
Remina (Édition prestige), de Junji Ito (Delcourt Tonkam) — Ce manga SF du samouraï de l’horreur Junji Ito évoque tambour battant cette peur universelle et ancestrale de voir le ciel nous tomber sur la tête. Rythmé à la vitesse de la lumière, Remina plaira sans doute à certains mais pourrait en désorienter d’autres.
Les balbutiements de l’écologie au XIXe siècle
Au cœur des solitudes, de Lomig (Sarbacane) — Écolo avant l’heure, John Muir, né dans la première moitié du XIXe siècle, se retournerait probablement dans sa tombe s’il pouvait voir l’état de notre planète aujourd’hui. Cette biographie par Lomig constitue un superbe hommage empreint d’une grande sincérité.
Guéguerres et pets (de vaches)
War and Peas : Salut la Terre, d’Elisabeth Pich & Jonathan Kunz (Les Requins Marteaux) — Gaïa notre déesse-mère n’est pas au mieux de sa forme mais elle se soigne. Comment ? En se faisant tirer le portrait dans ces strips à l’humour noir réjouissant concoctés par le duo War and Peas (1 M de followers sur Instagram !).
