Le Dernier Sergent, tome 1 : Les Guerres immobiles, de Fabrice Neaud (Delcourt) — Ce premier volet du nouveau cycle très attendu de Fabrice Neaud continue à concilier réflexion, sexe et poésie, tout en battant en brèche les idées reçues sur l’homosexualité, notamment celle de ceux qui « n’en ont pas l’air »… Puissant et incontournable !
Auteur : Laurent Proudhon
Angoulême 2024 : le festival du futur et des anneaux !
FIBD 2024 — À Angoulême, le compte à rebours a déjà commencé pour le Festival international de BD, qui se déroulera du 25 au 28 janvier. Avec une programmation qui commence déjà à faire jaillir une flopée de belles bulles dans nos têtes !
Planète gloutonne et star déchue
Remina (Édition prestige), de Junji Ito (Delcourt Tonkam) — Ce manga SF du samouraï de l’horreur Junji Ito évoque tambour battant cette peur universelle et ancestrale de voir le ciel nous tomber sur la tête. Rythmé à la vitesse de la lumière, Remina plaira sans doute à certains mais pourrait en désorienter d’autres.
Les balbutiements de l’écologie au XIXe siècle
Au cœur des solitudes, de Lomig (Sarbacane) — Écolo avant l’heure, John Muir, né dans la première moitié du XIXe siècle, se retournerait probablement dans sa tombe s’il pouvait voir l’état de notre planète aujourd’hui. Cette biographie par Lomig constitue un superbe hommage empreint d’une grande sincérité.
Guéguerres et pets (de vaches)
War and Peas : Salut la Terre, d’Elisabeth Pich & Jonathan Kunz (Les Requins Marteaux) — Gaïa notre déesse-mère n’est pas au mieux de sa forme mais elle se soigne. Comment ? En se faisant tirer le portrait dans ces strips à l’humour noir réjouissant concoctés par le duo War and Peas (1 M de followers sur Instagram !).
Vivre et mourir à Venise
Le Passeur de lagunes, de Christophe Dabitch & Piero Macola (Futuropolis) — À Venise, le décor pour touristes a aussi son envers, beaucoup moins reluisant. Celui-ci sert de cadre à ce polar dystopique, à la fois sombre et rempli d’humanité, à des années-lumière de la carte postale.
A very bad trip…
Altamont, de Charlie Adlard et Herik Hanna (Glénat) — Le festival d’Altamont fut miné par une violence que le « pouvoir des fleurs » n’aura pas réussi à égayer. Tout en reconstituant le déroulé des faits, ce one-shot s’avère aussi une plaisante immersion dans la Californie de la fin des Sixties, quand la jeunesse croyait encore en un monde de paix et d’amour (on ne rit pas).
Les dieux sont tombés sur l’arête
Le Fils de Pan, de Fabrizio Dori (Sarbacane) — Après son fabuleux Dieu vagabond, on peut dire qu’il était attendu au tournant, Fabrizio Dori. Cette fausse suite confirme que le virage a été franchi, sans toutefois être totalement contrôlé. Si l’on reste ébloui par le dessin, toujours splendide, on ressort un peu moins convaincu par la narration.
Le conte, entre terreur séculaire et douceur sucrée
Et à la fin, ils meurent – La Sale Vérité sur les contes de fées, de Lou Lubie (Delcourt) — Si Disney & Co aime le mignon et veut que tout soit mignon, quitte à mettre du rose sur nos peurs enfantines, Lou Lubie quant à elle vient rétablir la noire vérité à propos des contes, pour notre plus grande horreur ! Mais bon sang, qu’est-ce que c’est bon…
Carnet de voyage dans l’empire de « Palpoutine »
À quoi pensent les Russes, de Nicolas Wild (La Boîte à Bulles) — Loin du terrible fracas des bombes de Poutine qui s’abattent sur l’Ukraine, Nicolas Wild a entrepris de pénétrer le cœur de la bête pour ausculter l’état d’esprit des Russes. Un documentaire instructif, à la fois grave et rafraîchissant, pour mesurer le décalage entre un peuple et ses dirigeants.
