Guten Morgen, Vietnam

Le nirvana est ici, de Mikael Ross (Seuil) — Ce pavé captivant nous emmène — c’est assez rare — dans l’Allemagne d’aujourd’hui, où se croisent des cultures et des personnages antagonistes, incroyablement attachants, pour un cocktail mêlant suspense, poésie, tendresse, humour… et amour. Gros coup de cœur !

Une quête d’amour et de liberté à l’aube des temps

Aux soirs de grande ardeur, de Nicolas Puzenat (Le Lombard) — Après son étonnant diptyque « Mégafauna », Nicolas Puzenat nous revient avec un nouveau récit hors du temps, avec en toile de fond un incendie destructeur : une romance entre une servante et son maître, doublée d’une ode à la liberté.

L’amour à la folie

Simon et Lucie : les ciels changeants, d’Alain Kokor (Virages graphiques) — L’amour passionnel peut-il finir autrement qu’en tragédie ? L’amour absolu peut-il survivre dans ce monde de brutes ? C’est en substance le propos de ce beau et âpre récit intimiste qui nous entraîne dans la folie d’un amant peut-être un peu « trop » romantique…

Manque de peau !

Grand Petit Homme, de Zanzim (Glénat) — Désormais privé de son complice Hubert, Zanzim décide de faire cavalier seul en racontant l’histoire d’un « homme-pouce » qui rétrécit. Et pour le coup, ce conte manque singulièrement… de corps. Entre grand et petit, ça donne du moyen…

Amedeo et Jeanne, l’amour jusque dans la mort

Modigliani, d’Ernesto Anderle (Steinkis) — Avec cette biographie, Ernesto Anderle nous fait découvrir la vie tourmentée de cet artiste unique, représentatif du Paris des artistes au début du siècle dernier. Un ouvrage déconcertant et touchant, hors des codes, comme une déclaration d’amour à l’art pictural.

Une nuit dans le château des maléfices

D’or et d’oreillers, de Mayalen Goust et Flore Vesco (Rue de Sèvres) — De plus en plus, la gent féminine s’impose dans le neuvième art, et Mayalen Goust en fournit la preuve de fort belle manière avec ce conte au graphisme sublime et envoûtant, littéralement stupéfiant.

Le jour du poisson-lune

Loin, d’Alicia Jaraba (Grand Angle) — Entre comédie amoureuse et voyage initiatique, Loin interroge avec subtilité les injonctions sociétales à vivre en couple. Parce qu’en fait, « vivre seul ne veut pas dire être seul » et qu’on peut très bien s’épanouir sans forcément être « à la colle »…

Touche pas à ma sirène !

Copenhague, d’Anne-Caroline Pandolfo & Terkel Risbjerg (Dargaud) — On n’avait jamais vu Copenhague comme ça ! Une sirène assassinée et c’est tout le pays qui est en émoi. Exit alors le flegme danois, c’est un sirocco qui souffle sur la capitale danoise. Pandolfo & Risbjerg nous livrent ici une comédie romantique burlesque et rafraichissante.

La flamme ardente de l’Alfama en temps de dictature

Sur un air de fado, de Nicolas Barral (Dargaud) — En cette fin d’été, période d’accalmie éditoriale avant une rentrée prometteuse, on en profite pour remettre un coup de projecteur sur des œuvres moins récentes. Sur un air de fado est de celles-là, avec son charme mélancolique si propre au Portugal.

La déveine dans l’ADN

Monsieur Apothéoz, de Julien Frey & Dawid (Vents d’Ouest) — Entre comédie romantique et thriller poétique, Monsieur Apothéoz, malgré une très bonne impression de départ, nous laisse quelque peu sur notre faim. C’est vraiment pas de chance !