Ballet nocturne dans le manoir des souvenirs enfouis

Minuit passé, de Gaëlle Geniller (Delcourt) — Adepte des huis clos velouteux et raffinés, Gaëlle Geniller nous donne ici l’occasion de nous immerger dans un splendide manoir victorien où la nuit dévoile ses ombres accueillantes et sa féérie, pour nous ramener vers les chemins de l’enfance oubliée.

Une quĂŞte d’amour et de libertĂ© Ă  l’aube des temps

Aux soirs de grande ardeur, de Nicolas Puzenat (Le Lombard) — Après son étonnant diptyque « Mégafauna », Nicolas Puzenat nous revient avec un nouveau récit hors du temps, avec en toile de fond un incendie destructeur : une romance entre une servante et son maître, doublée d’une ode à la liberté.

Angoulême 2025 : le Fauve d’Or attribué à Luz

Festival international de la bande dessinĂ©e d’AngoulĂŞme : En demi-teinte, le palmarès 2025 ne ralliera certainement pas tous les suffrages, mais cela fait dĂ©jĂ  un moment que le Festival d’AngoulĂŞme nous a habituĂ© Ă  des choix discutables.

La résistance, c’est Byzance !

Journal inquiet d’Istanbul, volume 2 : 2007-2017, d’Ersin Karabulut (Dargaud) — L’auteur se fait le tĂ©moin d’une Turquie en proie Ă  la montĂ©e de l’extrĂ©misme religieux, un pays oĂą les attentats de Charlie Hebdo viendront rĂ©sonner abruptement dans son quotidien. Ce second volet, plus sombre, rĂ©serve toutefois des moments plus radieux oĂą son talent se verra rĂ©compensĂ©.

Le Turc du futur

Journal inquiet d’Istanbul, volume 1, d’Ersin Karabulut (Dargaud) — Magnifique dĂ©claration d’amour Ă  sa ville multiculturelle, l’auteur nous raconte avec verve son parcours dans la bande dessinĂ©e, sur un ton oscillant entre humour et angoisse, dans un contexte de montĂ©e de l’intolĂ©rance religieuse. On n’a pas fini d’entendre parler d’Ersin Karabulut !

Sa majesté des putschs

1629, ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta – Livre 2, de Xavier Dorison et Thimothée Montaigne (Glénat) — Clap de fin pour cette fable pittoresque sur le pouvoir. Tirée d’un fait historique, elle est conçue dans un format classique mais possède un souffle indéniable, celui des vents océaniques.

L’amour à la folie

Simon et Lucie : les ciels changeants, d’Alain Kokor (Virages graphiques) — L’amour passionnel peut-il finir autrement qu’en tragĂ©die ? L’amour absolu peut-il survivre dans ce monde de brutes ? C’est en substance le propos de ce beau et âpre rĂ©cit intimiste qui nous entraĂ®ne dans la folie d’un amant peut-ĂŞtre un peu « trop » romantique…

Dompter dans l’Ă©ther la panthère dĂ©lĂ©tère

Deux amis sur mes épaules, de Lee Suyeon (Seuil) — Avec ce roman graphique, l’autrice sud-coréenne Lee Suyeon retrace tout en douceur le parcours initiatique d’une jeune femme, son double graphique, pour se libérer d’une blessure subie durant son enfance, avec une poésie agissant tel un baume apaisant.