Loin, d’Alicia Jaraba (Grand Angle) — Entre comédie amoureuse et voyage initiatique, Loin interroge avec subtilité les injonctions sociétales à vivre en couple. Parce qu’en fait, « vivre seul ne veut pas dire être seul » et qu’on peut très bien s’épanouir sans forcément être « à la colle »…
Catégorie : Société/Chroniques sociales
Le fort et la conque, une histoire vieille comme le monde
Sa Majesté des mouches, d’Aimée de Jongh (Dargaud) — Le roman culte de William Golding, qui raconte comment des enfants vont tenter d’échafauder une micro-société sans adultes, marque le lecteur de façon indélébile. Aimée de Jongh a décidé d’en faire une adaptation en BD, tâche ô combien ambitieuse, et s’en sort de façon très honorable.
Dégringole l’idole, divague la diva
Eyes without a face, de Marie Baudet (Virages graphiques) — Avec Eyes without a face, Marie Baudet brosse le portrait d’une star déchue du petit écran sur un mode léger et ironique. Si l’objet en forme de clin d’œil nostalgique n’est pas dénué d’intérêt, on pourra toutefois regretter son côté superficiel et vite lu.
Des vers et des papillons dans la Grosse Pomme
New York, New York, de Jillian Tamaki & Mariko Tamaki (Rue de Sèvres) — En juillet dernier, New York, New York a remporté le prix Eisner du roman graphique. Très logiquement, on a voulu voir de quoi il retournait. Force est de constater que cette tranche de vie(s) ordinaire brille par son authenticité et sa poésie.
Mon voisin, cet inconnu si proche…
Aparthotel Deluxe, d’Edo Brenes (La Boîte à bulles) — Au Costa Rica, un immeuble comme il en existe partout. Edo Brenes va opérer un zoom sociologique sur ses résidents, confrontés aux problématiques du quotidien, la mort, l’amour, la vie, la solitude… Un charmant roman graphique débordant d’humanité.
Faire écran à la haine aveugle
Appels en absence, de Nora Dåsnes (Casterman) — Réputée pour être paisible, la Norvège n’est pourtant pas à l’abri de la barbarie terroriste. A travers les yeux d’une adolescente, Nora Dåsnes revient en mode intimiste sur la tragédie d’Utøya qui a traumatisé tout un pays.
La rédemption impossible d’un « Dark Vater »
Le Lait paternel, d’Uli Oesterle (Dargaud) — Cette excellente BD est passée quelque peu inaperçue à sa sortie, et c’est dommage car elle mériterait un bien meilleur coup de projecteur. Alors que nous en sommes au second volet de cette autofiction annoncée comme une trilogie, on pourra toujours prendre le train en marche…
L’adieu au der des pères
L’Arabe du futur 6, de Riad Sattouf (Allary Editions) — Il y a bientôt deux ans (déjà !) paraissait l’ultime volet de L’Arabe du futur, faisant entrer définitivement la série au panthéon du neuvième art…
Vertige des vestiges d’une vie
L’Homme miroir, de Simon Lamouret (Sarbacane) — Simon Lamouret nous livre ici une œuvre ambitieuse recélant mille charmes tous droit sortis d’une brocante aux couleurs revivifiées, qui feront regretter d’autant plus une narration un brin confuse.
Quand derrière les murs du silence, succombe l’innocence
L’Homme en noir, de Giovanni di Gregorio et Grégory Panaccione (Delcourt) — En se mettant à hauteur d’enfant, les auteurs abordent avec subtilité un sujet grave, la pédophilie, et font, par la même occasion, remonter les terreurs enfantines du lecteur adulte que nous sommes. Une franche réussite !
