La bile des vampires

Saigneurs, de Lou Lubie (Delcourt) — Après avoir déconstruit les contes de fées (Et à la fin, ils meurent), Lou Lubie s’empare d’un mythe bien présent dans notre imaginaire collectif, celui des vampires, pour dénoncer avec à-propos l’emprise insidieuse dans nos sociétés d’une caste dominante cramponnée à ses privilèges…

Le portail des portés disparus

The Junction, de Norm Konyu (Glénat) — Il est sur Terre des lieux interdits où l’on risque d’y laisser sa raison, d’où il ne faudrait jamais revenir. Lucas, pourtant, en est revenu, mais il n’est pas un revenant. Une affaire bien étrange, entre deux réalités parallèles, qui poussera le jeune garçon à faire des choix décisifs.

Le grand magasin des horreurs

La Dernière Maison juste avant la forêt, de Régis Loisel et Jean-Blaise Djian (Rue de Sèvres) — Dix ans après Peter Pan, Loisel nous revient au dessin. On savait que celui-ci aimait mettre de la magie dans ses récits, mais après tant de temps, ce retour est-il vraiment magique ? Avec cette farce horrifique un brin décevante, il est permis d’en douter…

Poupées maléfiques et esprits frappeurs

Deryn Du, de Guillaume Sorel (Dupuis) — A travers cet album, Guillaume Sorel a voulu transmettre le sentiment de peur. Le talent graphique est certes bien au rendez-vous. Mais si les corbeaux qui hantent le récit sont tout à fait lugubres, la chair de poule, elle, est plus discutable…

Monades nomades en no man’s land

Silent Jenny, de Mathieu Bablet (Rue de Sèvres/Label 619) — Avec ce nouvel album remarquable, Mathieu Bablet creuse un peu plus son sillon et s’impose définitivement comme un des chefs de file de la BD contemporaine. Rarement un récit de SF aura parlé aussi bien de notre époque, cernée par de multiples menaces.

Multiplication des [pé]pains

L’homme qui pouvait accomplir des miracles, de José-Luis Munuera (Dargaud) — Qui n’a rêvé un jour de changer le plomb en or ? Ou, plus amusant : transformer un crétin bavard en serre-livres ou un supérieur tyrannique en cuvette de W.C. ? A défaut de vous donner la recette, cette fable drolatique vous en montrera surtout les risques…

Pas de havre avec les cadavres !

La Ville, de Nicolas Presl (Atrabile) — Oserez-vous visiter La Ville de Nicolas Presl, tour de Babel apocalyptique soudainement envahie par les zombies ? Dans la droite ligne d’un George A. Romero mais à sa façon toute particulière, l’auteur montre que les monstres ne sont pas ceux que l’on croit…

Destination apocalypse

Le Voyageur, de Koren Shadmi (Marabulles) — Ce n’est pas de l’autostoppeur dont il faut se méfier, mais du conducteur ! Replongez-vous dans l’œuvre phare de Koren Shadmi, grâce à cette réédition de Marabulles, dont le personnage bowien vous hantera longtemps…

Comeback de Pâques : le prequel

Jésus aux Enfers, de Thierry Robin (Editions Soleil) — Que vous soyez catholique, croyant ou athée, cette mystérieuse histoire – ces fameux trois jours où Jésus a été enterré avant de ressusciter –, portée par une narration réussie et l’imagination fertile de Thierry Robin, ne manquera pas non seulement de vous interpeler, mais aussi de vous séduire.

Ecrivain de SF raté ? Fonde ta religion !

Electric Miles, tome 1 : Wilbur, de Fabien Nury et Brüno (Glénat) — Electric Miles, c’est la BD événement de l’année 2025, par un duo qui transforme en or tout ce qu’il touche. L’introduction d’une série qui promet de nous emmener dans des sphères mentales interdites. A vos risques et périls !