Et 10 bougies pour la Revue dessinée !

La Revue dessinée, numéro anniversaire 2013-2023 — Depuis dix ans déjà, La Revue dessinée aborde l’info sous un angle original, en alliant journalisme d’investigation et neuvième art, avec un soin éditorial qui ne s’est jamais démenti. Happy birthday !

Le ciel scintillant des hauts potentiels

Comme un oiseau dans un bocal, de Lou Lubie (Delcourt) — Après avoir démystifié les contes de fées (Et à la fin, ils meurent), Lou Lubie s’attaque au thème des HPI, en usant de la métaphore pour nous faire comprendre que s’il s’agit bien d’un don, celui-ci comporte aussi son revers de médaille dans notre monde de « normopensée ».

Qui a peur du grand méchant remplacement ?

La Fabrique des Français, de Sébastien Vassant, Françoise Davisse et Carl Aderhold (Futuropolis) — N’en déplaise à Zemmour et ses adeptes, la France est désormais un melting pot, et ils devront bien faire avec ! Cet ouvrage vient à point nommé pour nous rappeler que la population française actuelle est le résultat de 150 ans d’immigration, pas de quoi se mettre… « martel en tête ».

De si beaux cyborgs…

Cerveaux augmentés (humanité diminuée ?), de Thierry Murat & Miguel Benasayag (Delcourt) — Malgré son titre, cet ouvrage ne risque pas de vous faire choper la grosse tête, mais au contraire vous ramener à une réalité plus concrète, loin de la « perfection » numérique, vers cette fragilité qui fait de nous des humains, tout simplement. A lire de toute urgence !

Mon oncle est un Martien

Tati et le film sans fin, d’Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot (Glénat) — Totalement à part dans le cinéma, Jacques Tati était un visionnaire qui savait raconter par l’image et avec humour comment le monde moderne nous éloignait de notre humanité. Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Supiot nous livrent ici un hommage rafraichissant à ce héros du 7e art.

Histoires d’(h)O(mmes)

Pénis de table, de Cookie Kalkair (Steinkis) — Sept types enfermés dans une pièce et qui nous parlent de leur vie sexuelle. Ça ressemble à de la téléréalité trash, et pourtant c’est un peu plus que ça.

Le marchand de sable qui donnait des cauchemars

Environnement toxique, de Kate Beaton (Casterman) — Si la violence faite aux femmes est une réalité qu’il faut dénoncer, celle-ci prend son fondement dans la façon dont l’homme perçoit la femme socialement, un état de fait où cette autre forme de violence, non physique, n’en est que plus pernicieuse. Avec ce témoignage sensible et personnel, Kate Beaton brise le silence.

La longue et douloureuse marche d’une femme vers la liberté

Hayat, d’Alep à Bruxelles, de Manal Halil, Anaële et Delphine Hermans — Un roman graphique centré sur une femme de la communauté Dom, victime d’ostracisme en Syrie, qui doit quitter son pays en guerre. Une double peine évoquée dans ce récit pudique, sans prétention et instructif, avec au bout, peut-être, la liberté et l’émancipation.

Une lueur précieuse dans les sombres couloirs de l’Oncle Sam

Perpendiculaire au soleil, de Valentine Cuny-Le Callet (Delcourt) — Retour sur ce pavé qui avait fait grosse impression à sa sortie à l’automne dernier. Sur un sujet difficile et délicat (le témoignage d’une relation bienveillante avec un condamné à mort), Valentine Cuny-Le Callet réussit à produire une œuvre sensible et nuancée.

Petite sève

L’Homme qui aimait les plantes, de Stéphane Piatzszek et Benoît Blary (Éditions Soleil) — Nous aussi on aime les plantes ! Et on aime aussi les voyages ! Malheureusement, ce documentaire-carnet de route censé nous faire voyager au pays des plantes qui guérissent n’a que le goût d’une tisane tiède.