Ma vie de pêcheur empêché

Moi, Edin Björnsson, pêcheur suédois…, d’Édith (Éditions Oxymore) — Édith Grattery, autrice-dessinatrice renommée, pense avoir eu une vie antérieure, et elle ne fut pas des plus faciles… Sans nous demander d’y croire, elle en a tiré un conte à la fois rugueux et délicat où chacun pourra décider ou pas d’en voir la magie…

Du monde du silence aux cités obscures

Le Retour du capitaine Nemo, de Schuiten & Peeters (Casterman) — Hommage respectueux à Jules Verne, ce magnifique livre-objet vient clore en beauté la fantastique odyssée éditoriale que furent Les Cités obscures du duo Peeters-Schuiten.

Les dieux sont tombés sur l’arête

Le Fils de Pan, de Fabrizio Dori (Sarbacane) — Après son fabuleux Dieu vagabond, on peut dire qu’il était attendu au tournant, Fabrizio Dori. Cette fausse suite confirme que le virage a été franchi, sans toutefois être totalement contrôlé. Si l’on reste ébloui par le dessin, toujours splendide, on ressort un peu moins convaincu par la narration.

Le conte, entre terreur séculaire et douceur sucrée

Et à la fin, ils meurent – La Sale Vérité sur les contes de fées, de Lou Lubie (Delcourt) — Si Disney & Co aime le mignon et veut que tout soit mignon, quitte à mettre du rose sur nos peurs enfantines, Lou Lubie quant à elle vient rétablir la noire vérité à propos des contes, pour notre plus grande horreur ! Mais bon sang, qu’est-ce que c’est bon…

« Mégafauna », la grande saga de l’ultime sagesse dans un monde de brutes

Mégafauna, t.2 : Le Livre des délices et des infortunes, de Nicolas Puzenat (Sarbacane) — La première partie de Mégafauna n’était donc que le lancement de la fusée. Avec ce Livre des délices et des infortunes, on assiste à la mise sur orbite d’une fabuleuse épopée uchronique qui vient orner avec maestria notre voûte étoilée.

Un chef d’œuvre graphique éblouissant au charme oriental

Majnoun et Leïli – Chants d’outre-tombe, de Yann Damezin (La Boîte à bulles) — Pourquoi les plus belles histoires d’amour sont-elles toujours les plus tragiques ? Le célèbre conte oriental de Majnoun et Leïla est ici transcendé graphiquement avec brio par Yann Damezin, mais également reformulé avec une audace narrative pour le moins inattendue.

La prière trépidante d’un ours libertaire

Eden, de Sophie Guerrive (Éditions 2024) — Avec ce joli conte plein de fraîcheur, nous suivons les pérégrinations de Frère Tulipe, un moine ursidé aux prises avec ses questionnements métaphysiques. Lecture idéale pour adultes ayant égaré leur âme d’enfant.

Ver sur Terre

Lombric, de Mathieu Sapin & Patrick Pion (Soleil Productions) — Derrière cette ode à la nature, se révèle un conte aussi charmant que cruel, assurément déconcertant dans son propos en apparence innocent qui pourrait aussi servir la cause spéciste. Il faut dire que l’Homme, enfant ou adulte, n’y a pas un rôle des plus glorieux…

Le minotaure sans torts

Astérios le minotaure, de Serge Le Tendre et Frédéric Peynet (Dargaud) — L’homme à tête de taureau a souvent été vu comme une des créatures les plus effrayantes du bestiaire mythologique grec. Serge Le Tendre et Frédéric Peynet lui redonnent « visage humain » dans un récit qui, sans être inoubliable, reste plaisant.

Quand Illian sort du bois

Le Boiseleur, tome 2 : L’Esprit d’atelier, de Hubert & Gaëlle Hersant (Soleil Productions) — Cette deuxième partie du conte enchanteur co-réalisé par le regretté Hubert et Gaëlle Hersent, publié à titre posthume, nous emmène sur les rives de Belizonde. Dans cette « Babylone » des arts, le jeune et talentueux sculpteur Illian va vivre une expérience houleuse, véritable parcours initiatique au dénouement inattendu.