Paternel, jamais professionnel…

Un père, de Jean-Louis Tripp (Casterman) — Un père, au-delà du parfait récit d’été, est l’hommage sensible d’un fils à son père, un fils désormais réconcilié, une œuvre exutoire sur la transmission et le pardon.

La fabrique du complotisme 2.0

En territoire ennemi, de Carole Lobel (L’Association) — Si comme moi vous êtes sceptique vis-à-vis du dessin, passez au-delà ! En territoire ennemi, récit cathartique et révélateur sociologique de l’époque actuelle, ne vous lâchera pas jusqu’à la fin. Une lecture indispensable couronnée à Angoulême et qui vous marquera !

Le septième ciel, c’est essentiel

Impénétrable, d’Alix Garin (Le Lombard) — Avec audace et sans fausse pudeur, Alix Garin a su trouver le ton juste pour parler de ce trouble étrange dont elle fut victime, le vaginisme. Une vraie saleté, ennemie du plaisir sexuel, qui toucherait environ 5% des femmes. Une lecture humoristico-thérapeutique destinée AUSSI à la gent mâle !

La résistance, c’est Byzance !

Journal inquiet d’Istanbul, volume 2 : 2007-2017, d’Ersin Karabulut (Dargaud) — L’auteur se fait le témoin d’une Turquie en proie à la montée de l’extrémisme religieux, un pays où les attentats de Charlie Hebdo viendront résonner abruptement dans son quotidien. Ce second volet, plus sombre, réserve toutefois des moments plus radieux où son talent se verra récompensé.

Le Turc du futur

Journal inquiet d’Istanbul, volume 1, d’Ersin Karabulut (Dargaud) — Magnifique déclaration d’amour à sa ville multiculturelle, l’auteur nous raconte avec verve son parcours dans la bande dessinée, sur un ton oscillant entre humour et angoisse, dans un contexte de montée de l’intolérance religieuse. On n’a pas fini d’entendre parler d’Ersin Karabulut !

Dompter dans l’éther la panthère délétère

Deux amis sur mes épaules, de Lee Suyeon (Seuil) — Avec ce roman graphique, l’autrice sud-coréenne Lee Suyeon retrace tout en douceur le parcours initiatique d’une jeune femme, son double graphique, pour se libérer d’une blessure subie durant son enfance, avec une poésie agissant tel un baume apaisant.

La rédemption impossible d’un « Dark Vater »

Le Lait paternel, d’Uli Oesterle (Dargaud) — Cette excellente BD est passée quelque peu inaperçue à sa sortie, et c’est dommage car elle mériterait un bien meilleur coup de projecteur. Alors que nous en sommes au second volet de cette autofiction annoncée comme une trilogie, on pourra toujours prendre le train en marche…

L’adieu au der des pères

L’Arabe du futur 6, de Riad Sattouf (Allary Editions) — Il y a bientôt deux ans (déjà !) paraissait l’ultime volet de L’Arabe du futur, faisant entrer définitivement la série au panthéon du neuvième art…

Rigolade intégrale

The Ultimate Autobiography of me too, de Bouzard (Les Requins Marteaux) — Bouzard à peine refroidi, aussitôt ressuscité. Winshluss, en bon docteur Frankenstein, a décidé de le ramener à la vie. De façon pas totalement désintéressée, le but étant d’obliger sa créature à entamer la suite de cette hilarante intégrale. Et nous, lecteurs sadiques, de plussoyer l’initiative.

Parenthèse enchantée au bord du Saint-Laurent

Rose à l’île, de Michel Rabagliati (La Pastèque) — Vous rêviez d’une cabane au Canada ? Michel Rabagliati vous y emmène ! Et pour la première fois, l’auteur québécois sort Paul de ses cases pour lui faire goûter le roman illustré… en compagnie de sa fille. Un charmant bol d’air qui fait du bien au cœur et à l’âme…