Les Navigateurs, de Serge Lehman et Stéphane de Caneva (Delcourt) — Les auteurs nous proposent une quête initiatique qui va nous transporter vers un monde parallèle, à une époque antédiluvienne où Paris et l’Île-de-France étaient encore sous les eaux. Du très bon fantastique à la française !
Auteur : Laurent Proudhon
Les impétueuses marées de la colère
Submersion, d’Iwan Lépingle (Sarbacane) — Voilà un récit tout à fait singulier, qui évoque une catastrophe écologique de grande ampleur (la montée des eaux), mais qui ne fait pas pour autant dans le post-apo. Qui plus est, cela ne vient qu’en second plan d’une chronique sociale lorgnant vers le thriller, non dénuée de charme.
De l’autre côté de la Terre plate
Antipodes, d’Eric Lambé & David B. (Casterman) — Dans son étrangeté poétique, cet album charmant recadre avec un flegme empreint d’ironie le récit officiel, désormais en désuétude, sur la conquête des Amériques, et déboulonne par la même occasion le mythe du bon sauvage. Et le lecteur d’être conquis…
Les fantômes du passé ne craignent pas la poussière
Revoir Comanche, de Romain Renard (Le Lombard) — Le rêve américain n’est-il pas plus admirable dans ses crépuscules que dans sa lumière clinquante ? Romain Renard le prouve avec brio, en nous offrant un récit tout en ombre et lumière, où se confondent parfois bien et mal. Une histoire américaine, une histoire de violence sur une terre de contrastes.
« Vous aimez voir des mecs à poil ? »
G.I. Gay, de Muñoz et Alcante (Dupuis/Aire Libre) — Si certains rêvent de renvoyer les gays au placard sous prétexte que leur visibilité croissante s’apparenterait à de la « propagande wokiste », ils seraient bien inspirés de lire cette BD, qui montre judicieusement la façon odieuse et hypocrite dont l’armée américaine les traitait durant la seconde guerre mondiale.
Angoulême 2025 : les mille et une visions du neuvième art
FIBD 2025 : le programme des expos — Compte à rebours activé : 10, 9, 8, 7…. Si en janvier prochain Superman vient nous sauver de l’apocalypse, alors on aura la chance de pouvoir rêver lors des nombreuses expos annoncées pour l’édition 2025 du festival d’Angoulême. Haut les cœurs !!!
Amedeo et Jeanne, l’amour jusque dans la mort
Modigliani, d’Ernesto Anderle (Steinkis) — Avec cette biographie, Ernesto Anderle nous fait découvrir la vie tourmentée de cet artiste unique, représentatif du Paris des artistes au début du siècle dernier. Un ouvrage déconcertant et touchant, hors des codes, comme une déclaration d’amour à l’art pictural.
Une nuit dans le château des maléfices
D’or et d’oreillers, de Mayalen Goust et Flore Vesco (Rue de Sèvres) — De plus en plus, la gent féminine s’impose dans le neuvième art, et Mayalen Goust en fournit la preuve de fort belle manière avec ce conte au graphisme sublime et envoûtant, littéralement stupéfiant.
Le jour du poisson-lune
Loin, d’Alicia Jaraba (Grand Angle) — Entre comédie amoureuse et voyage initiatique, Loin interroge avec subtilité les injonctions sociétales à vivre en couple. Parce qu’en fait, « vivre seul ne veut pas dire être seul » et qu’on peut très bien s’épanouir sans forcément être « à la colle »…
Duels maousses en doublé
Deux tueurs, suivi de Mickey Mickey, de Mezzo & Pirus (Delcourt) — Si nombre de bédéphiles ont été marqués par « Le Roi des mouches », peu se souviennent de ces deux œuvres antérieures de Mezzo et Pirus, une lacune qui pourra être comblée grâce à ce recueil. Bien qu’un peu monolithique, une lecture cinématographique incontestablement fascinante.
