Femme de méninges

Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne, de Danièle Masse et Sylvain Dorange (Delcourt) — Si le courage d’Emmanuel Macron à installer Gisèle Halimi au Panthéon est inversement proportionnel à celui de cette grande dame qui fut présente sur tous les fronts contre les injustices, ce livre représente en revanche (!) un très bel hommage.

Haro sur le héros !

Faut-il brûler Tintin ?, de Renaud Nattiez (Éditions Sépia/1000 Sabords) — Quoi que l’on pense d’une immolation publique de Tintin, le pourrait-on vraiment tant celui-ci semble inoxydable ? Et après tout, celui qui a échappé au bûcher des Incas dans « Le Temple du Soleil » en a vu d’autres… Sans mettre d’huile sur le feu, Renaud Nattiez est là pour recadrer le débat.

Dans les cages dorées de l’homme blanc

Le Baiser, de Frédéric Debomy et Andrea Bruno (Ici Même) — Malgré ce que pourrait laisser penser son titre, cette bande dessinée n’a rien d’une bluette. Elle tente surtout de démontrer que si le temps des colonies appartient au passé, le tourisme sexuel en est une bien triste prolongation…

De si beaux cyborgs…

Cerveaux augmentés (humanité diminuée ?), de Thierry Murat & Miguel Benasayag (Delcourt) — Malgré son titre, cet ouvrage ne risque pas de vous faire choper la grosse tête, mais au contraire vous ramener à une réalité plus concrète, loin de la « perfection » numérique, vers cette fragilité qui fait de nous des humains, tout simplement. A lire de toute urgence !

L’art de la ligne claire

Plagiat !, de Goffin, Schuiten et Peeters (Anspach) — À l’heure de la question de plus en plus prégnante de l’IA, cet album de 1989 traitant de la propriété artistique n’a rien perdu de son actualité. Réédité dans une version modernisée, ce thriller parodique est aussi un hommage à la ligne claire typiquement « eighties ».